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1 (1792) (1792)
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Des Alimens des Enfans.

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die, ordinaire à l'enfance, ils périffènt com-munément (10).

(10) Ces réflexions paroiflent avoir trait à un ufage corn- Ce que font»un en Allemagne, qui a fans doute pafie en Angleter- en Alterna-re , & qui voudroit s'introduire en France Les femmes Al- f"f ' l semandes, qui n ont point de l/itt, & qui ne veulent point ,,'ontpasdeconfier leurs enfans à des mains étrangères, les nourrif-ujt.fent avec un peu de pain, & du lait de vache ou d'autresanimaux. M. Cassini ve Tury rapporte, dans la rela-tion d'un voyage fa/'c dans cette partie de l'Europe, qu'ila vu beaucoup de ces femmes, & que les enfans qui avoientété nourris de cette manière , étoient plus fains X plus ro-bufles, que ceux qui étoient nourris par des femmes mer-cenaires.

Mais que l-'«n n'aille pas en conclure que le lait de lamère n'eft point néceffaire pour nourrir un enfant. Rien nepeut-nous engager à priver le noo veau- de cette nourritureélémentaire, que la Nature, toujours fage dans fes vues,fait abonder, quand il le faut, dans le fein d'une mère,pour fervir à la confervation & à l'accroifTement de fonenfant. Difons , au contraire-, avec M. Ballesxerd ,' quela meilleure nourriture de l'enfhnt eft la fubftance dans la-quelle il a été conçu, & que la Nature, qui fait tout pourle mieux, donne une préparation gr%due\le au lait de lamère, qui convient parfaitement r: la difpofition des organerde fon enfant; c'eft-à-dire , que Je lait de Ja mère a unetelle préparation, Jes premiers jours, Je premier mois aprèsl'accouchement, que cette nourriture eft précifément cellequi convient le plus à l'enfant de cet âge , & qu'enfuîtece toit prend de la confiftance, parce qu'il doit fatisfaire àdes organes plus forts.

Convenons feulement que la coutume des femmes d'Al- Ilv autmleiurlemagne paroît très-fage : qu'il eft infiniment plus dans l'ordre < ,onne r à »nde la Nature de donner à un enfant du bon tait d'animaux , ^¡f d> an u ¡. °"quand la mère n'en a pas , que de le livrer à des Nourrices jnaux,ouemercenaires; parce que cette mère peut encore donner à fon de le con«enfant tous les foins , toutes les attention! qu'il eft en droit fier i uned'attendre d'elle. Nourrice

Si donc une femme n'a point de lait, & qu'elle fe rende merte »- i ''*>enfin à fes devons , en élevant elle-même fon enfant, i] faucqu'eJJe commence par lui donner du bon lait de vacbs coupé,

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