ALCOOLATS. 4'27
ajoute par petitcs parties au produit obtenu en premier lieu, tantque la transparence n'est pas troublee.
Pour les plantes ä odeur fugace, comrae le seringa, le jasmin, latubereuse, i'heliolrope, qui nc ce-dent presque rien ä la distilla-tion, on a imagine des methodes speciales pour amener la disso-lution des principes odorants dans l'alcool.
On amoncelle des fleurs que l'on separe par couches au moyend'etoffes de laine impregnees d'huile d'olive ou de lin; on com-prime legerement la masse. Toutes les vingt-quatre heures on re-nouvelle les fleurs, jusqu'ä ce que l'huile soit sufüsamment char-gee; on lave alors les etoffes avec de l'alcool et on soumet celui-ciä la distillaüon.
Guibourt prefere exposer le produit ä l'action d'un melange re-frigerant; 1'huile se solidifie, se precipite au fond du flacon, tan-dis que l'alcool qui surnage est simplement decante. On a aussipropose de se servir d'etoffes impregnees d'un mucilage degomme, puis de traiter par de l'alcool le mucilage Charge d'huileessentielle; celle-ci se dissout dans le menstrue, tandis quecelle-lä se precipite.
Les Indiens, pour obtenir des essences, des huiles odorantes oudes preparations analogues aux alcoolats, disposent sur un lit defleurs des semences de tel ou de sesame; ils alternent ainsi lescouches et recouvrent le tout d'une toile qui permet de compri-mer la masse. Ils renouvcllent les fleurs en conservant les memessemences qui ünissent par se gonfler; forsqu'elles sont sulfisam-ment chargees, ils en expriment l'huile aromatique, qui peut etreemployee en nature ou traitee par l'alcool.
D'apres leur mode meine de preparation, les alcoolats sontincolores et transparents; leur odeur est plus ou moins agreable,moins prononcee toutefois que celle des hvdrolats correspondants.
Bien queprepares au bain-marie, ils ne presentent pas de suilela suavite qu'ils acquierent plus tard. Pour les vieillir en quelquesorte, on a propose l'application du froid, mais il est encore pre-ferable- de les conserver pendant quelque lemps avant de lesutiliser.
Les alcoolats sont peu charges de principes medicamenteux. Ilsrenferment surtout des huiles essentielles; parfois des aeides
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