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Précis de Physique biologique : avec 584 Fig.
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RADIATIONS

suivant : Rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, violet. CetteClassification est absolument arbitraire, car il y a une Variationcontinue de teinte du rouge au violet; on pourrait adopter unautre nombre quelconque.

L'experience de Newton est aisee ä repeter avec la lumiere d'unesource naturelle ou artificielle, un bec de gaz, une lampe. Onforme ce que l'on appelle un spectre lumineux.

11 y a lieu de se demander quel est le mecanisme de ce pheno-mene; la lumiere a-t-elle ete modifiee dans ses proprietes, ou cesdifferentes radiations colorees que nous observons ä la sortie duprismeexistaient-elles dans la lumiere blanche incidente? Newtona completement resolu la questionde la facon suivante. La lumiereblanche est un melange de radiations colorees qui, par refraction,se separent les unes des autres, par suite de leur indice de refrac-tion, differciit pour chacune d'elles dans une meme substance. Onpeut en effet, apres le passage de la lumiere ä travers le prisme,isoler une radiation de couleur quelconque et, par les proceMesconnus en optique, mesurer l'indice de refraction de cette radia-tion. On constate en prenant une partie limiteedu spectre, c'est-ä-dire un faisceau assez pur, que ce faisceau ne se disperse plus parle passage ä travers un second prisme comme le faisait le faisceaublanc, il ne contient donc qu'une radiation simple, son indice Jerefraction croit graduellcment pour les couleurs passant du rougejusqu'au violet. Donc la lumiere blanche a bieu ete decomposeeen radiations simples, c'est-ä-dirc non decomposables elles-memes. Ces radiations ayant des indices differents sont d'autantplus deviees par leur passage ä travers le prisme que l'indice estplus graml et c'est ce quiexplique leur Separation. Simainlenant,ä l'aide d'un artifice quelconque, et ils sont nombreux, onmelange de nouveau les diverses radiations simples, on reproduitle blanc; on peut, pour cela, placer par exemple sur le faisceaudecompose un prisme de sens inverse du premier.

II n'est pas indispensable pour obtenir de la lumiere blanche demelanger toutes les couleurs du spectre. Fexperience prouve, eueffet, que l'on arrive ä ce resultat par diverses combinaisons deradiations. Ainsi, il sufiit de prendre, dans une proportion conve-nable, du rouge et du vert, ou bieu du bleu et du jaune, oueucore de l'orange et du violet, etc. Deux couleurs qui par lenielange donnent du blanc sont dites complementaires; en parti-culieron obtiendra loujours deux leintes complementaires en divJ-

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