* 3 2 Le vray & parfait Tableau
L’autre vertu qui doit être en la focieté ^humaine, nous avons dit que c’eft humanité litou amitié , laquelle on peut aufîy même- *ment nommer accointance , familiarité po- ^pulairc, civilité, courtoifie, affabilité, ougratieufêté de paroles, & humilité : C’eft une i’ichofë comme impoflible de pouvoir bien &exprimer, combien la douceur, & la bon- htne grâce qui fe rencontre dans l’entretien Jdes honneftes difcours , font capables de ca- (optiver & attirer à foy le cœur des hommes: fi
Il me femble que ceux ont doctement ren- £1contré, qui ont eftimé que celuy qui étoit «d’autant plus élévé en haute dignité, fede- fivoit montrer le plus humble & le plus mo- fdefte. , té
Il refte la troifiême vertu, qui fe treuve Sencore en la focieté humaine, à Ica voir ur-banité , laquelle confifte aux jeux, ébats, ré- i
créations, resjouiflances&pafletemps : Or tnature ne nous a pas mis au monde à t
deffein de prendre nos plaifirs & conten- o
temens, mais plutôt pour nous appliquer & inous addonner aux chofès honneftes, graves& de plus grande confideration , ce n’eftpas qu’il ne faille quelquefois le divertir &
paffer