de lûtes les Am & Sciences, 125
gucriere animoit les courages au combat, 5 caux belles actions : La Lydienne, par lès tonsplaintifs baniffoit la mélancolie des elprits,chafioitlatrifteffedes cœurs,&charmoitla-me de mille plaifirs : LEtoiiennc, dans l’har-: monic de fon chant & par les tons fàcrea,
a apportoit beaucoup de délectation & de-, contentement aux ecoutans , diftipoit les1 chagrins de lame, noyoit les malheurs de la1. vie, calmoit inlèndblcmcnt la tourmenteJe des paflïons, & diminuoir les ennuis d’un; cœur affligé.
Or quand à prefént,nous n’avons que trois■. efpeces de Mufique , feavoir la Diatonique,Chromatique,& Enharmonique: La premiè-re eft étendue ou mole, la féconde enton-c née, ou mole: la derniere eft une parfaite har-} monie, mais pleine d’artifices: C’cft la raifonpourquoy elle n’eft pratiquée que des hom-mes do£tes,& bien verféz en cet art: Pareille-ment auiïy la Chromatique, & Enharmoni-que: de forte qu’il n’y a que la Diatoniquequi foit feule en ufâge & commune à tous.
Parlons maintenant des parties de Mufi-uj que, laquelle traitte des fons : le Son eft toutce qui fc peut comprendre par l’ouyë : il y a
deux