5 6 Le vraj & parfait Tableau
deux : Il y en a aufly qui eftant plus enlacéesdans le fens que dans les paroles, ne ferventqu’a preffer avec ornement & vivacité' l’elpritde l’auditeur.
Or la perfection ne confiée pas d’en fca-voir les différences} Mais de leur donner unranc convenable au difcours : je laifîe quanti-té' de fi gu -es a déduire,pour eftrc un peu lon-gues & ennuyeufës, outre qu’il y en a quifont plus propres auLatin,qu’à nôtre langue:Silacurioiïte'teportedeles vouloir toutesfcavoir, je te renvoyé au traitté qu’en a faitVoffius, l’un des plus habiles hommes de fonfîecle.
La prononciation eft une autre partie deRhétorique , laquelle montre a exprimercommodément, & mettre hors l'élocution,
6 l’oraifon conceuë en 1 efprit: Elle a deuxparties,la voix,& le gefte: defquelles parties lapremière fe raporte a l’ouye, la fécondé a laveuë,par lefquels deux fens,toute la connoif-fancc vient a l’efprit.
Mais il faut dire premièrement de la pro-nonciation qui confiftc en la voix, la bontéde laquelle on doit fur tout defirer , commela partie la plus requife a bien proférer & ar-ticuler