fj H i v r NOTICE SUR LA FAMILLE DE MALTITZ [Anciennement maltis ou maldiss.) L'WWIU- al. AC|. TÛL^^3 _ ^/C-vvoLt^c.4 éh i'a.ii, \ 1 L'origine Je ce nom paraît remonter jusqu'au temps de Cliarlemagne, et les données que l'on possède sur les premiers siècles de l'existence de la famille qui le porte, sont naturellement loin d'être complètes, mais elles ne laissent aucun doute sur la haute antiquité et sur l'ancienne splendeur de cette famille, dont une branche s'est établie en Russie en 1741. D'après le témoignage de Molerus, ( Freyberger Erzge- burgische Annalen ,) Albert de Maltitz se trouvait, en 968, au tournoi de Mersebourg, et Henri de Maltitz, à celui de Gôttingue. Bohuslaus Balbinus, ( Miscellanea Bohemica) affirme avoir lu un document daté du 26 mars 1288 et constatant que Ulric de Maltitz obtint en fief, du landgrave Albert de Misnie, la terre de Ober Boberitz, sur laquelle il avait des prétentions. Le même auteur parle aussi de Herrmann de Maltitz, qui vivait en 1289 et possédait diverses seigneuries immédiates ( freye Herrschaf- ten) et qui, sous le règne de l'empereur Rodolphe I er , signa beaucoup de recez de l'empire ( Reichsabschiede ). A cette même époque, Gaspard de Maltitz défendit bravement 4 la ville de Grossenhain contre Jean de Brandebourg. Frédéric, seigneur de Lichtenstein, et Nicol et Herrmann, fondèrent en 1554 une dîme pour l'église de Zurchau (pays d'Altenbourg). En 1445, Hans et Frédéric de Mal- titz étaient conseillers de l'électeur Frédéric de Saxe. Hans et Henri de Maltilz accompagnèrent en 1476 le duc Albert le valeureux (mort en 1500) dans son pèlerinage au Saint-Sépulcre. En 1495, Sigismond et Conrad de Mal- titz allèrent à la Terre Sainte avec l'électeur Frédéric le sage. Sigismond de Maltitz (seigneur de Dippoldiswalda et de Hoyerswerda) fut nommé, en 1505, conseiller et maréchal de la cour du duc Henri et plus tard de celle du duc George de Saxe. Jean de Maltitz, évêque de Misnie, paraît avoir été un adversaire ardent de la réformation. Lui et Henri de Maltitz ( praepositus à Meissen) étaient avantageusement connus comme savants; ils ont peut-être publié des écrits contre la nouvelle doctrine. Le premier document faisant mention de la branche d'Altenbourg et daté de l'année 1445, porte que la veuve du duc Frédéric de Saxe avait conféré le fief de Klein Stôbenitz à George, Christophe et Gaspard de Maltitz. En 1500, les fils de George, de Hans et de Henri, et leurs cousins Christophe et Frédéric étaient propriétaires, non seulement de ce fief, mais aussi delà terre de Zurchau, d'où il paraît résulter que la branche de Stôbenitz était affiliée à celle des propriétaires de Zurchau et de Lichtenstein, mentionnée déjà en 1554. En 1515, après la inorl de Hans, Henri revendiqua le fief pour lui seul. En 1554, Jérôme de Maltitz était seigneur de Zurchau et de Klein Stôbenitz ( Oberlausilziche Beitrâge zur Gelahrtlieit). Une autre branche, dont descend peut-être la ligne cadette de Silésie, possédait la seigneurie de Hoyerswerda, qui fut donnée en fief, en 1572, aux frères Sigismond, Hans, Henri et Christophe de Mallitz. Ces frères se trouvaient encore sous tutelle, et le fief fut donc réclamé pour eux par Hauhold de Mallitz d'Elslerwerda et Euslache de Schlieben à Mreskenitz, qui, tous , professaient encore la religion catholique. En 1582, Hans, Christophe, Henri et & Sigismond échangèrent, par une convention conclue à Klostergnb, avec Sigefroi de Promnitz, la seigneurie de Iloyerswerda contre des terres situées dans les districts de Breslau et de Munslerberg. Les faits suivants, relatés dans l'ouvrage intitulé ( Beitrâge fur das Sdchsisclie Finanzamt) et imprimé en 1785 à Francfort et à Leipzig, donnent une idée du crédit et du pouvoir que cette famille exerçait au 15 me siècle. Le comte Jean de Torgau avait hypothéqué son château de Trebbin à Christophe de Mallitz, mais, lorsque après la mort de celui-ci, il voulut racheter l'hypothèque,les fils du défunt, Hans, Frédéric et Henri, refusèrent d'y consentir, s'allièrent avec le seigneur de Quilzow (très-redoulé à cette époque dans les marches de Brandebourg) et firent tête partout au comte de Torgau, qui ne put obtenir aucun succès sur eux. Ce ne fut qu'en 1415, où le bour- grave Frédéric de Nuremberg purifia les marches «de tous les brigands et monstres » qui les désolaient et remporta à Zossen une victoire décisive sur Quilzow et ses alliés, que Trebbin, après une résistance longue et opiniâtre, fut pris d'assaut et rendu à son possesseur légitime. La ligne de Hoyerswerda et celle de Elsterwerda et Liebwerda n'avaient pas les mêmes armes que la branche d'Altenbourg, qui a résidé longtemps dans la terre de Mal- dis et de Zùrchau. D'après une tradition existant dans la fa- mille, la tête de cheval que cette dernière porte dans ses armes, perpétuerait le souvenir du moment où la cliùle subite de la bascule du pont-levis ou de la porte d'une ville enleva la tête du coursier d'un chevalier appartenant à cette famille. Ces armoiries figuraient déjà sur un tombeau qui se trouvait placé encore,en 1785, devant l'autel de l'église de Maltis et dont l'inscription porte: «Anno * domini M. CGC nonagesimo octavo in die divisionis apos- tolorum obiit Johannes de Maltiz hic sepullus. » Après avoir habité pendant trois ou quatre siècles leurs terres dans les duchés de Saxe, les Barons de Mallitz établirent environ en 1650 leur résidence à Mossbach (dans le duché de Nassau). Leur manoir ayant été détruit par un incendie, cette perle paraît avoir dérangé leur fortune et les avoir engagés à entrer au service du duc de Nassau-Usingen. Des documents, délivrés et légalisés le 9 février 1855 par la chancellerie du sublime Ordre Teutonique à Vienne et qui se trouvent entre les mains du Baron de Maltitz, ministre de Sa Majesté Impériale près la Cour des Pays-Bas, renferment en substance les données suivantes. L'an 1784, le Baron Frédéric Guillaume de Maltitz venait d'entrer dans l'Ordre Teutonique et de prouver ses quatorze quartiers de noblesse. Il résulte de la déduction de ses litres, vidimée le 12 octobre 1784 par la chancellerie du bailliage de liesse, commanderie de Marbourg, «que l'ancienne et noble famille de Mallitz a possédé de- »puis 400 ans des terres seigneuriales et des fiefs dans »le duché d'Altenbourg et que sa qualité chevaleresque »et chapitrale a été reconnue déjà à diverses époques » antérieures par l'Ordre Teutonique et n'a pas besoin » d'être constatée de nouveau, comme elle est de toute no- »toriété, et que déjà en 1548 Jean de Maltitz était re- »vêtu de la dignité d'évêque de Misnie. » L'authenticité des armoiries de la famille de Maltitz, la noblesse chapi- trale et l'ancienneté des autres familles figurant sur l'arbre généalogique présenté par l'aspirant, sont également reconnues et nommément celles des familles de Kôtzow, de Wolframsdorff, de Bernstein, de Geismar , de Diezen- hausen, de Grûnrad, d'Oynhausen , de Gemmingen, d'Ellz, d'Adelslieim, de Prettlack, de Tiillen, de Bock von Bless- heim et de Weiler. Parmi ces documents se trouve un rescrit de S. A. S. le Prince Charles Guillaume de Nassau, comte de Saar- brtick, daté du 15 juin 1783 et attestant «dass das alla- »deliche Geschlecht von Maltitz seit hundert und dreissig »Jahren, als es in denen hochfûrsllich-Nassauschen Landen »possessionirt gewesen ist, jederzeit kein andres Wappen «als wie es hier oben mit seinen Farben, Schild und »Helm belindlich und so auch auf einem zu Usingen in «der Kirche stehenden Epilaphio vom Jahre 1690 abge- » bildet ist. >> Le titre baronial, qui, selon la tradition, a été conféré à la branche d'Altenbourg en 1521, est constaté par les légalisations apposées par la chancellerie de l'Ordre Teu- tonique aux documents présentés par le Baron Frédéric Guillaume de Maltitz. Celle de son arbre généalogique porte la date du 12 octobre 1784. Il appert de cet arbre généalogique que le susdit Frédéric Guillaume (plus tard maréchal de la cour de Nassau- Usingen et décédé en 1804) était le fds de George Guillaume de Maltitz et de Marie Christine Françoise de Gemmingen, et que les père et mère de George Guillaume étaient Walrad Ferdinand Baron de Maltitz et Philippine 8 Marie de Geismar. A l'occasion d'un procès relatif à la succession du maréchal de la cour Frédéric Guillaume de Maltilz, il fut constaté par les actes du tribunal aulique de Wiesbaden que les Barons de Maltilz de la branche russe descendent en ligne directe de Walrad Ferdinand de Mallitz et de Philippine Marie de Geismar, dont le fils puiné Frédéric , seigneur de Seckbach dans le pays de Ilanau (frère de George Guillaume et oncle du maréchal de la cour Frédéric Guillaume) quitta le pays de Nassau en 1741, pour accompagner à St. Pétersbourg , en qualité d'aide de camp , un Prince de Hesse Hombourg, général d'artillerie au service de Russie. Ce Prince y fit également entrer le Baron de Maltitz avec le rang de capitaine. Plus tard il obtint celui de colonel et, en 1760 , il fut nommé brigadier et maître des forêts de la cour ( Hofjâgermeisler ). Celte charge lui fut conservée sous le règne de S. M. l'Impératrice Catherine jusqu'à l'époque où l'affaiblissement de sa santé le força de donner sa démission. Peu de lems avant sa mort qui eut lieu le 25 mars 1766, son fils aîné Pierre Frédéric avait été attaché en qualité de page à la cour de S. M. l'Impératrice, qui, en 1770, daigna le nommer page de la chambre. En cette qualité, il eut l'honneur de l'accompagner dans divers voyages, et en plaçant dans ses gardes, en 1774, le Baron de Maltitz et son unique collègue (Mr. de Bogdanoff) , l'Impératrice voulut bien faire exprimer dans les congés qui leur furent expédiés «qu'ils avaient été ses plus chers élèves. Le Baron de Maltilz entra dans le régiment de Semen- offsky et quitta le service militaire avec le rang de brigadier, en 1780, où il fut nommé directeur de l'académie des beaux arts, sous la surintendance du conseiller privé actuel 9 de Betzky. Il remplit ce poste jusqu'en 1785 et employa ensuite plusieurs années à voyager en Allemagne et en Italie. A l'avènement au trône de S. M. l'Empereur Paul, il fut nommé chambellan actuel et envoyé extraordinaire auprès de la cour ducale de Wurltemberg, et,en 1799,en cette même qualité auprès de la cour de Lisbonne. Il se rendit à cette nouvelle destination, mais des complications politiques motivèrent bientôt son rappel. En 1805, il fut nommé envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire aux cours de Slultgard et de Carlsrouhe. La guerre de 1805 le força de quitter ce poste. En 1810, il fut nommé de nouveau ministre à Slultgard et, l'année suivante, transféré en cette même qualité à Carlsrouhe. A cette occasion, l'Empereur lui accorda le cordon de l'ordre de SleAnne. Au congrès de Vienne, il obtint de nouveau le poste ministériel de Carlsrouhe, qui fut supprimé en 1817. Le Baron de Maltitz continua à habiter l'Allemagne et mourut subitement à Carlsrouhe, le 11/25 octobre 1826, à Fâge de 75 ans. Son frère cadet, le Baron Léopold de Maltitz (décédé quelques années avant lui) parvint au service militaire de Russie au grade de lieutenant-général et fît la campagne de 1805 jusqu'après la bataille d'Auslerlitz. Ses sœurs — Mesdames de Buxdbôvden, de Rédiger et de Fréderickz — ne se trouvent plus en vie. De l'union du Baron Pierre Frédéric de Maltitz et d'A- pollonie Agnès Marthe de Lieven , seconde fille de Philippe Henri Xavier François, seigneur héréditaire de Bersen en Courlande, sont issus: Frédérique de Maltitz, Chanoinesse du chapitre de Sle Anne à Munie, décédée le 6 décembre N. St. 1826. 10 Jean François George Frédéric, Baron de Maltitz, c)Q nrtolirp veuf depuis le , 1852 de Marie Elisa- 11 novembre beth Françoise, fille cadette de William Lee, Esq re . chef de la seconde section du déparlement des Finances des Etals-Unis d'Amérique sous l'administration du Président John Quincy Adams, et François Frédéric Apollon, Baron de Maltitz, marié avec Clolilde, Comtesse de Bolhmer. Le conseiller privé Baron François de Maltitz, entré au service en 1811, fut successivement employé comme second secrétaire aux Légations Impériales à Carlsrouhe , Slultgard et Berlin. En 1821, il fut nommé secrétaire de légation à Washington. En 1829, il obtint le poste de conseiller d'ambassade à Berlin et remplit les fonctions de chargé d'affaires à la cour de Prusse, pendant la révolution de Pologne , depuis le mois de juin 1851 jusqu'en 1852. En 1856, il fut nommé conseiller d'ambassade à Londres, fit l'intérim pendant l'absence du comte Pozzo di Borgo et fut accrédité successivement depuis l'année 1857 en qualité d'envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de S. M. Impériale auprès de Guillaume I, Guillaume II et Guillaume III, Rois des Pays-Bas. Il est décoré des ordres de Russie de St. AVladimir de la seconde classe, de Sle Anne et de St. Stanislas de la première, du Lion Néerlandais et de la Couronne de Chêne de Luxembourg de la première et de l'ordre de l'Aigle de Prusse de la seconde. En 1847, le Roi Guillaume II lui donna une marque de bienveillance et d'estime Loute particulière, en lui faisant cadeau d'un magnifique portrait en pied qui représente ce Il souverain; ce portrait figure aujourd'hui dans la galerie Romanoff, au palais d'hiver. Dans sa jeunesse il a publié un recueil de poésies allemandes et une continuation de la tragédie de Démélrius, dont l'esquisse avait été trouvée dans les papiers de Schiller. Celte tragédie a été représentée en 1856 à Berlin. Son frère le conseiller d'état actuel, Baron Apollon de Maltitz , auteur de plusieurs essais littéraires et poétiques, fut également reçu au service en 1811, employé aux lé- galions de Carlsrouhe, Sluttgard et Berlin, plus tard à Varsovie, à la chancellerie diplomatique de feu S. À. I. Msgr. le Grand-Duc Constantin, et à l'ambassade de Vienne. En 1850, il fut envoyé au Brésil et remplit pendant six ans les fondions de chargé d'affaires à Bio Janeiro. En 1857, il obtint le poste de secrétaire de légation à Munie et, en 1859, celui de chargé d'affaires à Weimar. 11 est décoré de l'ordre de St. Stanislas de la première classe et de plusieurs ordres étrangers. Arbre Généalogique DE LA BRANCHE RUSSE DE LA FAMILLE DE MALTITZ. ( Tiré d'un essai généalogigue, rédigé par Mr. le Baron de Stillfried à Berlin.) 1290 GASPARD DE MALTIS. (ses petits fils?) 1554 Frédéric de Maltis. Nicol et Herrmann à Zurchau. Seigneur de Lichtenstein. 1571 Nicol à Maltis et à Zurchau. (Probablement le même). 1598 Jean de Malliz. (Dont l'épitaphe se trouvait encore , en 1783, dans l'église de Zurchau.) 1417 Jean de Maltiz à Zurchau. 1445 George, Christophe et Gaspard (fils de Jean ?) Possédèrent en commun le fief de Stôbenitz. 1476 Jean et Henri (fils de George). (Sont investis conjointement avec Christophe et Frédéric (fils de Christophe) des fiefs de Zurchau et de Klein Stôbenitz.) 1515 Jérôme (fils de Christophe). (Obtient le fief de Zurchau ; son épouse parait avoir été une d'Elben ou Elbel). 15 .. N. N. de Malliz.( Le !"' s épouses^ ]\f,