231
l'IICCE JUSTIFICATIVE X" 60 (1128)
cl alié pour lui m|uerir aide et secours, comme appert par les ins-truelions a eulx baillées de par ledit seigneur. Et pource (pie ledue de Bretaigne s'est substrait de l'obéissance dudit seigneur eta fait le serement aux Anglois, le roy vcult et commande ausdizévcsipie et Quiefdeville (pie par vertu de leur créance, ilz requiè-rent audit roy de Castille qu'il lui plaise le plus tost que faire sepourra faire mettre sus aucuns navires d'armée et jusques au nom-bre de xi. ou l, se tant en puet obtenir pour faire et porter guerreaudit duc de Bretaigne et ses subgez jusques a ce qu'il soit réduitet remis en l’obéissance dudit seigneur et qu'il plaise audit roy deCastille faire la despence qui sera necessaire pour ledit navire.
Item, et qui demanderait ausdiz évesque et Quiefdeville se leroys'esl mis en guerre contre ledit due et se icelle guerre a fait publieren son royaume, respondront que non, pour double (pie aucunsdudit duchié, bienvueillans du roy qui n’ont pas volu faire le sere-mcnf a la rcquestc dudit due, ne se meissent en défendant contrele roy.
Item, et semble que se c’est le plaisir dudit roy de Cast ille envoyeraucune armée devant Bretaigne avec ung homme de bien, qu’ilpourra eslre cause de rendre ledit duc avec toute sa duchié enl'obéissance du roy pour double qu'il aura que le roy de Castillene lui face guerre.
Item, et se on | demande J ausdiz évesque et Quiefdeville se leplaisir du ray serait que ledit roy de Castille envoyas! devers leditduc ambaxade, respondront que non, synon quant ladite armée yroitdevant Bretaigne.
Item, et s'il estoit besoing bailler aucuns vivres jusques a centtonneaulx de vin, iF de blé, lesdiz évesque et Quiefdeville le ferontsavoir hastivement a La Itochelle et le roy en fera hastivement fairediligence.
Item, et se mestier est, lesdiz évesque et Quiefdeville feront obli-gation par vertu de leur povoir que le roy restituera audit roy deCastille tout ce qu'il aura despendu a cause de ladite armée.
Item, requerront lesdiz évesque et Quiefdeville audit; roy de Cas-tille qu'il ne face aucun Iraietié, convenance, aliance, trêves, absti-nence ou souffrance avec ledit duc de Bretaigne sans le sceu du roy,et ipic si aucuns en a fait, il les casse et adnulle du tout par vertudes aliances anciennes des deux royaulmes de France et de Castille,et de ce certiffieront le roy.
Hem, et si ledit roy de Castille dcnuindoil ausdiz évesque et Quief-deville se serait le plaisir du roy qu'il fc-ist en son pays crier et