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PIÈCE JUSTIFICATIVE N" 59 (1428)
de sa part, icelles aliances estre renouvellées el confermées ou faitesde nouvel en tant (pie besoing esl cl donner ses lettres selon laforme et teneur que ledit roy son pere les donna audit roy deCastille, et de ce faire avoient povoir lesdiz messages, troiz ou deuxd’iceuLx, et pour rempeseliemenf desdiz évesque cl viconle nepovoit estre procédé plus avant, niaiz loutesfoiz certifia ledit deQuiefdcville ledit roy de Castille que toutes et quantesfoiz qu’il luiplairoit reuouveler ou conl'ermer lesdiles aliances, le roy aussi enserait content et le ferait de sa part.
Item, apres ce, il déclara audit ray de Castille la nécessitéen quoy estoit lors le roy par le fait des Engloiz qui occup-poienl et encorcs occuppent grant partie de sa seigneurie.
Item, déclara aussi la grant charge que avoit le roy ou soustene-ment des gens d’armes et de trait qu'il a tousjours souhdoiez puisque lesdiz Englois descendirent en France,
Ilcm, re([iiist au dit roy de Casl il le donner au roy sondit frèreaide et secours, tant de navire que de gens d'armes et de trait, eten espécial rcquist <|u'il lui pleust envoyer au secours de sonditfrère deux ou troiz mil hommes d’armes par terre ou autre nombrecompétent, tel comme il lui plairait et que ceulx qu'il lui plairoity envoier paiasl et stipendias! pour aucun temps, tel comme ilserait advisé par les conseillers dudit roy de Castille et ledit deQuiefdcville, en prenant loutesfoiz obligacion que le roy de FrancerendraiI et restituerait audit roy de Castille dedens certain tempsqui serait advisé, l’argent qu’il avoit despendu pour le payementdes gens qu’il envoyeroit.
Ausquclles re(|iiesles ainsi faites par ledit de Quiefdcville, furespondu par les docteurs Pierre Jehan et Diego Ilodrigues etpremièrement (|ue leroy de Castille avoit agréable l'e.xcusacion des-diz évesque et vieonte. Item, quanl.au fait du secours demandé parledit de Quiefdevillc, fu respondu que le ray de Castille aiderait etsecourrai! voulcnlicrs le roy de France, non pas seulement du secoursqu'il demandait mais de plus grant, se faire le povoit, aussi voulen-liers comme a son propre frere charnel, considérées les bonnesœuvres el services que les roys de France ont faiz aux roy s de Cas-lille; loutesfoiz, veu les manières estans en Castille et les divisions(lassées lesquelles ne sont pas encorcs de louz poins passifiées etaussi que le roy de Castille a levé grant argent sur son peuple pourcause desdites divisions, il ne vouldroil pas asseurer son frere leroy de France de lui faire secours, sinon selon la loueur desaliances, c’est assavoir a ses dépens, mais s’il plaisoit a Dieu que