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PIÈCE JUSTIFICATIVE N° Û7 (1420)
tient et lui diront l'estât et bonne prospérité du roy et de la royneet de monseigneur le daulphin et des seigneurs de son sang, etaussi la grant voulenté que a le roy et la royne de oïr et savoir dela bonne prospérité et estai du roy de Castille, de la royne et leursenflons et ceulx de leur sanc et lignage.
Item, et apres ce, se c’est le bon plaisir dudit roy, diront ce quileur est enchargé incontinent, et se il ne estoit a point, pourchas-seront que ilz ayent audience le plus tosl que faire se pourra.
Item, et en icelle audience, diront comme le roy a tant fait quemonseigneur de Brelaigne et ses freres sont du tout unis et joitigsavec le roy, par le conseil et deliberacion des barons et gens destrois estas du pays de Brelaigne.
Item, et (pie aussi Charles, monseigneur de Bourbon est présen-tement devers le roy, prest de soy employer a tout ce que leroy luivouldra commander, et aussi le conte de Foys aeompaigné du sei-gneur de Labret, des contes de Cominge, de Sfrae et plusieursautres grans et notables seigneurs.
Item, diront aussi que le roy est enclin a la paix d’entre lui et leduc de Bourgogne et que messeigneurs les ducs de Brelaigne et deSavoye s'i emploient, qui sont très convenables moyens de la ymettre, attendu l’aliance qu’ilz ont au roy et audit duc de Bourgo-gne, et que tout le peuple tant d’un costé que d’autre est trèsenclin a ce et aussi que mondit seigneur de Bourgogne est enguerre ouverte avec leduc dcGlocestre et a destroussé en Hollandegrant nombre d’Engloys.
Item, et apres ce, se il leur semble que mestier soit, excuserontle roy que plus tost n’a envoié devers ledit roy de Castille puisle trespas de son feu pere, que Dieu pardoint ! et principalmentpour les grans affaires qu’il a eus pour le fait des communs adver-saires de France et de Castille, les Engloys, qui occupent grant par-tie de son royaume comme scet ledit roy de Castille.
Item, et que a présent et le plus tost que faire se peut, le royenvoyé devers ledit roy ses ambaxadeurs avec plain povoir deconformer, ratiflîer et approuver ou faire de nouvel, se mestier est,les aliances d’entre lui et son dit frere et alié en la maniéré queont esté le temps passé entre leurs prédécesseurs.
Item, et pour ce que a présent n’ont peu recouvrer des lettres desaliances (pie (ist le roy de France, que Dieu pardoint ! avec le roy deCastille, requerront les avoir de par delà, et es aliances qu’ilz feronta présent excepteront ceulx qui sont nommez et exceptez es diteslettres d’aliances, et quant aux lettres qu’ilz feront pour le royau-