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Étude sur l'alliance de la France et de la Castille au XIVe et au XVe siècles
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CONVENTION 1)1' 7 MAI 1392 Cl

tille, en raison de l’argent dépensé pour l’armement et la soldedes vaisseaux mis à sa disposition pendant les dernières an-nées; mais d’autre part, le roi de France avait en 1387avancé à son allié une somme de cent mille francs. Touscomptes faits, on s’aperçut que la dette de chacun des sou-verains équivalait à peu près à sa créance, et leurs plénipo-tentiaires convinrent qu’ils se donneraient réciproquementquittance. Charles VI remit à Henri 111 ce qui lui était dûet restitua à l’évêque de Zamora les lettres d’obligation sous-crites par Jean I er . En revanche les ambassadeurs castillansabandonnèrent, au nom de leur maître, au roi de Franco et àses successeurs les sommes déboursées à l’occasion des se-cours maritimes. Telles furent les clauses d’un contrat dresséà Paris, le 7 mai 1392, dans la maison du chancelier deFrance. On avait stipulé néanmoins que trente-cinq millefrancs seraient alloués par le roi de Castille à diverses per-sonnes : vingt mille francs à Guillaume de Naillac et à Gau-cher de Passac, trois mille à Jacques de Montmor, à Moreletde Montmor et à Jean de Baisy, mille à Pedro Lopez de Ayala,deux mille à maître Robert de Noyers, archidiacre de Cor-doue, évêque élu d’Evora 1 .

Mais cette convention une fois rédigée, les conseillers duroi de France, en examinant de plus près le compte des ga-lées, s’aperçurent que leur maître était encore créancier d’unesomme de dix-neuf mille francs. De plus, sur la liste desallocations que le roi de Castille s’était engagé à payer, onavait oublié de porter Pierre de Villaines pour trois millefrancs et Robinet de Braquemont pour cinq mille. Cette er-reur fut signalée à l’évêque de Zamora et à Ruy Bernard quirefusèrent d’abord de modifier en rien les décisions acceptéesle 7 mai ; ils finirent cependant par faire une concession, et le18 mai 1392 2 , promirent sous la foi du serment d’insisterauprès de Henri III pour qu’il accordât ce supplément de huitmille francs; de leur côté, les conseillers de Charles VI s’en-gagèrent à user de leur inlluence pour que les dix-neuf millefrancs qui étaient dus à leur souverain fussent abandonnésau roi do Castille. Nous n’avons point trouvé de renseigne-ments sur la fin de ce règlement de comptes un peu obscur.

1. Arcli. nat., J. 603, n° 69 ter, pièce just. n° k'\.

2. Ibidem., J. 603, n» 69 bis, pièce just. n° V5.