TUAITÉS FliAXCO-CASTl 1,1,ANS DK 1310
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pourvu que celui-ci soit alors en paix ou n’ait à combattreque des ennemis peu redoutables ; ils s’engagent à ne porteraucun secours à leurs adversaires réciproques ni directe-ment ni indirectement; s’il arrive qu’un sujet de l’un ou del’autre roi fasse quelque acte contraire à la teneur des traités,il sera puni, mais l’alliance n’en subsistera pas moins dansson intégrité ; aucun des deux princes ne pourra concluretrêve, suspension d’armes ou paix définitive sans y faire com-prendre son allié. Les archevêques, évêques, dix des princi-paux seigneurs, dix des communautés des plus grandes villesdans chaque royaume devront jurer d’observer le présent traité.Enfin, cet instrument contenait une clause d’un caractèreparticulier : les donations faites par le roi Alphonse XI àD" Loonor de Guzman et aux fils de celle-ci devraient con-server leur valeur à perpétuité ; s’il y était porté atteinte, letraité deviendrait nul de plein droit. Il semble que le roi deCastille ait ainsi voulu mettre sous la sauvegarde de sonallié les largesses qu’il avait prodiguées à sa maîtresse et àses enfants naturels, et assurer leur validité pour l’avenir enles énonçant dans un acte solennel et international.
Un autre traité, rédigé également le 1 er juillet, prévoyaitles cas particuliers qui pouvaient se présenter ’. Si le roide Bellmarin (on désignait ainsi les Beni-Merin de Fez) ou deMaroc vient attaquer la Castille, Alphonse XI préviendraPhilippe et ce dernier fournira des secours moyennant uneindemnité. Toutefois il est stipulé que pour la première fois,le roi de France fera les dépenses de l’expédition, pour leservice de Dieu, l’accroissement de la chrétienté et enconsidération des sommes que le roi de Castille a débour-sées déjà pour des guerres contre les infidèles. En retour, sile roi d’Angleterre passe en France, Alphonse informé parun message prêtera son aide à Philippe YI, après avoirpourvu à la sûreté de son propre royaume. On répète encoreque ces conventions auront leur effet durant la vie des sou-verains actuellement vivants et celle de leurs héritiers. Enoutre, si des Français veulent venir servir le roi de Castille,ou des Espagnols se mettre à la solde du roi de France, iln’y sera point fait obstacle.
1. Archives nationales, J. 602, n D 42, publié par Dumont, op. cit., t.I, part. II, p. 233, pièce just. n° 13.