INTRODUCTION.
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Ce contraste si frappant ne rappelle-t-il pas à notre pense'e quel-ques traits de l’eloge prononce' par Dëniosthènes, sur les hommesfameux, dont les travaux, les vertus et la modération, répandirenttant d’éclat sur la florissante Athènes ?
«Tels ils furent à la tête des peuples de la Grèce, dit-il, en rap-pelant leurs services militaires et politiques. Or voyez, dans l’intérieurde la cité , ce qu’ils étaient et pour eux et pour l’état. Pour la patrie,ils ont fait de si vastes travaux ; élevé de tels édifices ; construit, em-belli , avec tant de magnificence, un si grand nombre de nos temples ;consacré dans leurs sanctuaires, de si rares présens, des dépouilles
si glorieuses, qu’ils n’ont rien laissé à surpasser à la postérité_Pour
eux-mêmes, ils furent si modérés, si fidèles aux mœurs de la républi-que, que si quelqu’un cherchait dans la cité, les demeures d’Aristide,et de Miltiade , et des autres hommes illustres de leur temps, il lestrouverait simples et modestes, comme celles de leurs moindres voi-sins. Car ce n’était pas pour augmenter leur opulence qu’ils aspiraientà diriger l’état, mais pour accroître la fortune publique. Loyaux en-vers les peuples de la Grèce , religieux envers les immortels, équi-tables envers leurs concitoyens; par une voie si certaine, ils montè-rent au faite du bonheur et de la prospérité *. »
Sans doute, un si magnifique éloge, qui n’appartint qu’aux plusbeaux temps d’un siècle tout héroïque , ne peut s’appliquer qu’enpartie aux hommes puissans ** de la Grande-Bretagne ; mais il rap-pelle du moins quelques-unes de leurs vertus, et quelques-uns deleurs efforts pour ajouter à la splendeur, à la richesse, à la civili-sation de leur patrie.
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** Tout en proclamant les belles actions et les grands travaux de ces hommespuissans, nous ne dissimulons pas , dans le cours de notre ouvrage, les faits quidiminuent à quelques égards la gloire de ces litres.