FORCE NAVALE.
272
De nombreux edifices peuvent eti'e consacres exclusivementa la eure d’especes distinctes de maladies, d’infirmite's etde blessures. Ce qui presente surtout un grand avantage pourle traitement des maladies contagieuses. Enlin les portiques,les gazons et les allees offrent, dans les mauvais temps commedans les beaux jours, un emplacement yaste et riant, pour lapromenade et la recreation des malades et des convalescehs.
TJn groupe de maisons occupe trois cötes d’une place rectan-gulaire, dont le quatrieme cdte est ouvert, et fait face au cötepareillement ouvert de la place autour de laquelle sont bätisles pavillons isole's. Les nouveaux edifices dont nous parlons,servent au logement du gouverneur, du sous-gouverneur,de l’administrateur , du medecin et du Chirurgien en chef.Chaque habitation a son jardin particulier, independammentdun jardin central qui occupe le milieu de la place. C’est unbosquet entoure d’une grille, comme ceux qui decorent leshelles places de Londres *.
Revenons aux pavillons destines pour les malades. Les petilspavillons places entre les grands, ont chacun leur destinationparticuliere. Un premier sert de cuisine ; un second, de depötpour les munitions de bouches apportees chaque jour ; un troi-sieme, de magasin pour les ustensiles necessaires au Service del’höpital; le quatrieme sert d’amphitheätre, et naguere servaitau traitement de la petite veröle. Cette funeste maladie a, pourainsi dire, disparu du sol de la Grande-Bretagne, depuis l’heu-reuse decouverte de la vaccine.
Les Anglais n’ont pas, comme nous , des ecoles de medecineet de Chirurgie, dans leurs grands ports militaires j c’est ä
* Une des routes qui conduisent de Plymouth a Plymouth-Dock , passe au sud del’höpital , devant une grande grille qui ferme Pentree principale et qui est garde'e par unportier et une sentinelle. Une avenue conduit immediatement de cette entre'e ä la placedes officiers de l’höpital.
Q