Stüdes et travaux. 26r
Varchitecture de cet edifice. Mais ce qui doit le plus attirer, oc-cuper notre reflexion, c’est le soin constant qu’onl les Anglais ,d’etablir leurs liöpitaux loin du ceutre des habitalions, dans unvaste euiplacement, et sur un point tres-aere 5 de bätir danstoute l’etendue de ces edifices, des portiques spacieux, pouroffrir aux malades, un abri dans les mauvais temps; enlin, d’en-tourer les ba timen s avec des routes bien unies, avec de fraichespelouses et des bosquets dont la Vegetation reud l’air plus fraiset plus pur. Ainsi la verdure, l’ombrage, et les fleurs embellis-sent un sejour de douleur j et donnent l’aspect d’un asyle ouvertet salutaire, ä ces lieux que d’anciens prejuge's (et des obser-vations trop justes peut-etre), faisaient regarder autrefoiscomme un sejour de reclusion, d’opprobre, de misere et demor labte.
A notre description de l’höpital d’Haslar, nous allons joindre celle d’un excellent observa-teui' ( Howard), qui passa sa vie ä visiterles prisons, les lazarets et les liöpitaux, pouren comparer les iuconve'niens avec les avantages. Ses soins ont produit une re'volution dansla disposition et le regime de ces etablissemens de rigueur ou d’humanite'.
<1 J’ai toujours trouve cet böpital propre , tranquille et parfaitement dirige: bien diffe-rent en ceci des höpitaux de Comte. Aucun des planchers n’est sable, ni gratte' ä scc •j’ai constamment trouve toutes les fenetres ouvertes
« On fourriit aux malades , du linge et des liabits d’höpital. Les draps de lit sont propres.11 y a 1800 lits; dix-neuf ä vingt par chambree. Les cliambres ont 18 metres de long,sur 7 de large et 3 i de baut. Les gardes-malades , ici comme ä Plymouth , sont desfemmes; ce qui convient parfaitement , parce qu’elles ont plus de proprete'; parce qu’ellessont plus douces que les hommes , et qu’elles calment plus aise'ment des malades brus-ques et grossiers : comme le sont des raarins. On regoit tres-civilement les visiteurs, etseulement deux fois par semaine.
» Les escaliers sont spacieux , mais cnbois; les marches en sont trop hautes ; il n’y apas de rampes contre le mur. Les e'gouts Interieurs ofl’ensent l’odorat; il n’y a pas de ci-ternes dans les chambres ; les tuyaux qui fournissent de l’eau pour boire et pour laver,communiquent indelicatement aux e'gouts. Deux cellules destine'es aux lunatiques, sonttrop ferme’es et mal situe'es. Le plancber de Pattique est trop bas , (il ne laisse que2 metres de hauteur ä cet etage ). Quand on recouvrira l’hopital , on pourra hausser ce
* Le docteur Lind, altache ä cet hopital, faisait relever et clouer en e'te ', les panneaux vitresdes escaliers, afin qu’on ne pbt pas les fermer.