ETUDES ET TRAVAUX. 259
il faut d’abord debarquer avec les malades, dans une petiteanse que l’on trouve enlre Gosport et Fhöpital.
Si les hommes que Fon a coixluits par 111er, peüvent mar-cher saus souffrir, 011 leur fait monter un escalier facile, jus-qu’ä la terrasse qui conduit au terme de leur court voyage.S’ils ne peuvent pas monter ainsi, 011 attache le cadre sur le-quel ils sont couches, a la chaine d’une grue, par le moyen delaquelle on les liisse sur la terrasse. La, se trouye un toitquarre que supportent deux cloisons en croix de Saint-Andre(PL VI, fig. a ). Ces cloisons sont garnies de bancs, dans lesquatre rentrans quelles preisentent; alin qu’on puisse toujoursse mettre a l’abri du vent : c'est lä que les malades reprennenthaieine, avant de se rendre a Fhöpital.
Ils y sont conduits par une helle avenue , bien sablee. Ils ar-rivent a une grille ayant ä droite un pavillon pour le Concierge,ä gauche un pavillon semhlahle pour Fanden officier qui pre-side ä la garde de Fetablissement.
Au milieu de celte grille, on est au veritable point de vuepour regarder, et non pour admirer une masse enorme de bri-ques et de pierres, avec des avant-corps et des arriere-corps, desfrontons complets flanques de demi frontons \ enfin, assez dedecorations fantastiques pour montrer qu’un mauvais archi-tecte s’est mis en laheur, ahn de produire un ti’es-pauvre effet(Voyez PL VI). C’est une remarque presque generale ä faire,en etudiant les edifices modernes de la Grande-Bi'etagne, quequand les artistes veulent seloigner de la simplicite la plus ab-solue , ils fatiguent aussitöt les formes primitives des ohjets,avec une hizarrerie et un mauvais goüt deteslahles.
On conduit les malades au pavillon central, sous un large Ves-tibüle : la salle ou ils sont recus et visites est ä droite en entrant.De ce meme cöte sont aussi la cuisine et les bains. Plus loinencore, on trouve le dispensaire, la distillerie, le laboratoire, et