fiTUDES ET TRAVAUX. 207
Au-clessous des magasins, dans des caves spacieuses et bienvoutees, on depose du rlium et des yins d’Espagne ou dePortugal qui servent aux consommations d’liiyer. Lorsqu ona voulu me conduire dans les caves, il a fallu prevenir Fofticede Fexcise qui tient une des clefs de ces caves; le magasiniertient la seconde clef, et Finspecteur la troisieme.
Les magasins places ä Fentree de Portsea, du cöte' de
point oü s’arrete la range'e de galetles de'jä place'es; 2 °. retirer sa pelle. Mais il a le coupd’ceil si sür et la main si bien exercee , qu’en vibrant cette pelle comme une lance et latirant de meme, il jete et fixe la galette au point precis qu’elle doit occuper, sans perdrede place d’aucun cote'. Le 5 e . boulanger qui de'saccouple les galettes, les jette de la maindroite sur la pelle du fournier, h l’instant oü Ja pelle retiree va repartir : jamais cet en-semble de mouvemens n’eprouve le moindre derangement.
On pe'trit, on taille, on accouple, on marque , on separe, et l’on enfourne , ainsi, yo ga-lettes par minute ; toutes les operations pour chaque galette , n’exigent donc que | deseconde. Douze minutcs suflisent pour cuire une fournee; parce que les galettes sont tres-miuces. On les retire avec un räble qui les accumule pres de la bouclie du four, d’oü on lesfait tomber dans un sac.
On met, pendant six jours, les galettes ainsi cuites une premiere fois , ä sccher dans unccLambrc chaude : ensuite on leur donne une seconde cuissou. Quand les biscuits sont biensecs , ils cassent net, sans offrir de filamens.
Chaque sac de galettes pese us liv. avoirdupois. C’est le quintal anglais ( il pese5o kilogrammes). Lorsqu’il est re'duit en biscuit , on admet une diminution de poids de dixlivres. Ainsi chaque fournee complete , donnant un sac de biscuit, fournit Cent deux livres.C’est la ration de deux cents matelots anglais pendant un jour.
Quand les biscuits sont fabrique's, ils doivent avoir chacun un poids delermine, on laissecependant une petite limite d’erreur; ( mais il ne faut pas que cette limite soit de'passe'e, nien plus, ni cn moins); ils sont moitie moins e'pais que les nötres.
Les Anglais embarquent leur biscuit dans les sacs dont nous venons d’indiquer la Conte-nance. Lorsqu’on embarque du biscuit pour des missions tres-lointaines, ou pour formerrapprovisionnement de quelque garnison eloigne'e, on Lamme dans des barriques : on faitaussi parfois usage de caisses en fer semblables aux caisses ä eau.
Le magasin qui se trouvc en face de la boulangerie et des bureaux, sert ä de'poser dansdes salles se'parees, le ble, la farine, le biscuit, le riz, lesle'gumes, etc. Il y a maintenantdans le meme magasin, des depots de Sucre et de cacao ; parce que (comme nous l’avons re-marque deja , Constitution de la marine ), depuis plusieurs annees, on a substilue Je cho-colat au beurre et au fromage qui servaient au dejeuner des marins. Cetle nourriturcest plus stomachique, et passe meme pour etre anti-scorbutique.
IY.
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