FORCE NAVALE.
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A gauche de l’entree est un portique * } oü sont assis plusieursgarcliens perpetuellement de faction **. A droite est une mai-son sur la porte de laquelle est ecrit en grosses lettres , War-den ■ c’est le logement du gardien en chef.
A cote de cette inaison est place le corps-de-garde ; puis surun alignement qui fait un retour d’equerre est place le hureaudu payeur ***. C’est un grand edilice Supporte par des arcadesformant portique au rez de chaussee.
nonce en ricn le plus Lei arsenal de l’Europe : mais ccs portes sont solides, eiles fermentbien , eiles sont peintes, eiles sont propres , et les Anglais n’en demandent pas davantage.
On arrive ä ceüe cntree , le long d’un quai dout le cote droit est limite par une file demaisons de Portsea : ä gauche est un grand parc pour les bois de mäture. Ce parc est diviseen compartiraens, par des pieux plantes ä cet effet, les mätures asseclient a mer hasse. Aumilieu de ce parc une large rampe descend , en pente douce , assez avant dans le port, pourque de mer hasse comme de mer haute , les embarcations y puissent ahorder avec facilite.
* Au fond de ce portique sont placees des armoircs ouvertes pendant les heures de tra-vail, et portant des etiquettes pour recevoir les clefs des diflerens ateliers. Tous les malins,lorsque le travail va commencer , chaque chef d’atelicr prend sa clef en entrant dans l’ar-senal; il la rapporte au moment de la sortie des ouvriers. Alors on fait la revue des clefs ,et l’on ferme les armoires dont le gardien en chef tient les clefs dans son hureau.
** En entrant dans l’arsenal , je fus arrete par un sous-chef de gardiens , qui me de-manda ce que je voulais. Je re'pondis que je voulais parier au commissioner : j’e'tais vetuä la franjaise et je m’exprimais tres-imparfaitement en anglais. D’apres cela le gardiencontinuant son interrogatoire, me demanda hrusquemeut: « De quelle nation etes-vous ? »— Francais! — Par consequent, vous n’entrerez pas. —Mais je ne veux qu’etre con-duit chez le commissioner. — Vous ne pouvez pas meme parier au commissioner. Si vousavez affaire a 1 ui, e'crivez. »
II y avait dans cet instant des ofliciers hollandais et beiges qui , du temps de l’etnpirefranfais, avaient servi sur nos flottes, et qui enlraient en grand uniforme dans l’arsenal:on les laissait passer ainsi chaque jour et ä toute heure. On ne les craignait plus.
De toutes les vexations que j’ai supporte'es ä Portsmouth , avec la perseverance re'signe'ed’un homme qui veut voir, ä quelquc prix que ce soit, des travaux dignes d’admiration,celle-ci est la seule dont j’enlreticndrai le lecteur.
*** D’apres les plans du general Bentham , on a bati ä l’eprettve du feu , l’appartemcntoü se trouve la caisse du payeur : pre'caution juslifiee par la prudence , daus un pays oüles fonds ne consistent presque qu’en billets. On a pris les niemes pre'cautions pour le bu-reau du payeur des arsenaux de Chatliam et de Sheerness, ainsi que pour la salle des ar-chiyes de ccs arsenaux, et de Portsmouth.