216 FORCE NAVA LE.
Long-temps les membres du parlement les plus celebres,Sheridan , Wliithread, Wilberforce , etc., ont demande qu’onrealisät enfin la promesse d’etablir un arsenal a Nortbfleet. L’a-miraute n’a jamais declare quelle n’avait pas ce dessein*, maiseile a cru devoir attendre. Elle a, pendant ce temps, fait degrandes amelioratious, de grandes augmentations ä Sheernesset a Chatbam; eile en a concu de plus grandes encore, pources deux etablissemens : enfin, eile parait avoir abandonnetout-a-fait ses projets sur Worthfleet.
En general, les ofliciers des arseuaux anglais sont peu par-tisans d’arsenaux dont 1’etendue soit tres-considerable. La sur-Teillance, disent-ils , en devient trop difflcile. Lorsqu’il fautaller plusieurs fois par jour , d’une extremite de ces vastes eta-blissemens , a l’extremite opposee, on perd un temps infini.On se trouve epuise , pour s’etre rendu seulement sur les lieuxoii il importe de deployer la plus grande, la plus constanteactivite. Je repondrais ä cette objection, en donnant des clie-vaux et des embarcalions aux principaux cbefs de Service \ etje persisterais a croire qu’un petit nombre d’arsenaux, tres-grands, tres-complets, diriges par des hommes d’un talentsuperieur et d’une grande experience, auxquels on donneraittous les moyens d’agir et d’ameliorer , vaudrait inlinimentmieux qu’une foule d’etablissemens secondaires dont la mul-tiplicite complique, embrouille la comptabilite centrale, etnuit a la direction generale du Service. Dans cliacun de cesetablissemens trop dissemines ,ilya peu de lumieres et peud emulation •, enfin, on n’y saurait introduire , en graud , ladivision des travaux \ non plus que le bienfait de ces machinespuissantes, mais couteuses, qui ne sont employees avec beau-coup d’avantage, que dans les lieux oii l’on developpe en grandune industrie publique ou particuliere.