i?4 FORCE N AVA LE.
faul doiic augmenter la Charge de poudre suivant ce rapport,si l’on desire conserver la meine vitesse initiale.
Deux honlets de meme calibre et de poids differens, ayantla meine vitesse initiale, n’eprouvent pas les meines pertes devitesse, en parcourant des espaces egaux; le plus pesant con-serve toujours une plus grande quantite de mouvement, et saportee est par consequent plus grande. Cela rend les projectilesen plomb, dun beaucoup plus grand effet que les projectiles enfer, et ceux-ci que les projectiles en pierre.
Ce principe a fait proposer d’employer , comme boulets,des obus en fer remplis de plomb ; alin de traverser les mu-railles des batteries flottantes qui seraient trop epaisses pouretre penetrees par le boulet ordinaire.
Lorsqu’on se bat de tres-pres, on tire avec deux boulets quiirappent encore le batiment ennemi avec assez de force. Mais,lorsque la distance n’est pas tres-rapprochee, il vaut mieux em-ployer des boulets oblongs , comme l’ont fait les Americains.On peut alors faire usage dun boulet oblong, double en poidsdu boulet simple , cylindrique au milieu , et termine par deuxbemispheres. Ce projectile, vu sa grande masse et son volume,peut, a une distance assez considerable , percer la murailled’un baliment ennemi, et produire une voie d’eau tres-dange-reuse *. Dans les combats rapproches, on pourrait tirer desboulets oblongs de 36, avec du 18. On aurait encore moinsd’inexactitude dans le tir, quavec deux boulets de 18 tires äla fois ; rnais on n’aurait pas deux coups au lieu d’un seul.
En 1820 , on a fait de nouvelles experiences sur les bouletsoblongs, les uns ayant les extremites plales, d’autres ayant lesbouls arrondis. Les projectiles dont la partie cylindrique avaitpour longueur le tiers du diametre du boulet, et dont les bouts
* En 1776, on fit dans le fort de Landguard , des eprenves pour comparer l’e'tendue des