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4,2 (1821)
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130
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CHAPITRE IV.

Du tir et des portees.

Il faudrait un volume pour traiter ä fond les divers sujets quifoat la matiere de ce chapitre. Wous devons nous borner ä pre-senter quelques-uns des resultats les plus importans, qu'a don-nes lexperience ou le calcul, et quont recueillis les ecrivainsmilitaires dont nous avons deja eite' les utiles travaux.

Quelque perfection quon ait apportee dans la fabricationdes bouches ä feu , dans leur forage et dans le coulage desboulets , il est impossible dattendre un grand effet de cessoins eclaires, si Ton nemploie pas ( en pointant ) des moyensindispensables pour donner au tir une extreme precision.

Par Taction de la pesanteur, les boulets , les obus et lesbombes se meuvent en ligne courbe, des le moment ilssortent de la piece qui les lance. Le probleme a resoudre, danslusage des bouches a feu, est de determiner la direction initialedu tir, de maniere C[ue le piojectiie adle frapper un objet dontla distance et la hauteur sont supposees connues.

Avec le peu delevation quil est permis de donner au tir descanons et des carronades, on sait que les portees augmen-tent avec le nombre des degres de cette elevation. Il faut clonctrouver un moyen de determiner exactement langle que doitfaire laxe de la piece , avec la ligne de mire dirigee sur lob-jet ajuste. Cest a quoi Fon est parvenu, par le moyen dunehausse que Fon pose vers le milieu de la longueur de lapiece ou vers la volee , pour le tir ä petites distances ; et versla tranche de la culasse, pour le tir ä grandes, distances : ce