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CHAPITRE IV.
Du tir et des portees.
Il faudrait un volume pour traiter ä fond les divers sujets quifoat la matiere de ce chapitre. Wous devons nous borner ä pre-senter quelques-uns des resultats les plus importans, qu'a don-nes l’experience ou le calcul, et qu’ont recueillis les ecrivainsmilitaires dont nous avons deja eite' les utiles travaux.
Quelque perfection qu’on ait apportee dans la fabricationdes bouches ä feu , dans leur forage et dans le coulage desboulets , il est impossible d’attendre un grand effet de cessoins eclaires, si Ton n’emploie pas ( en pointant ) des moyensindispensables pour donner au tir une extreme precision.
Par Taction de la pesanteur, les boulets , les obus et lesbombes se meuvent en ligne courbe, des le moment oü ilssortent de la piece qui les lance. Le probleme a resoudre, dansl’usage des bouches a feu, est de determiner la direction initialedu tir, de maniere C[ue le pi’ojectiie adle frapper un objet dontla distance et la hauteur sont supposees connues.
Avec le peu delevation quil est permis de donner au tir descanons et des carronades, on sait que les portees augmen-tent avec le nombre des degres de cette elevation. Il faut clonctrouver un moyen de determiner exactement l’angle que doitfaire laxe de la piece , avec la ligne de mire dirigee sur l’ob-jet ajuste. C’est a quoi Fon est parvenu, par le moyen d’unehausse que Fon pose vers le milieu de la longueur de lapiece ou vers la volee , pour le tir ä petites distances ; et versla tranche de la culasse, pour le tir ä grandes, distances : ce