etudes ET TRAVAUX. xo3
du boulct de cc Canon (qui est un des courts). Si le poinl de depart avait ete suppose lememe qtie pom' le canon long ( ee qui parut probable alors), la velocite aurait ete dans cecas environ i , 65 o pieds, au licti de i ,7 3 1 ^ La differencc moyenne entre les deux canonscourts aurait ete moindre que celle qu’on a de'termince ci-dessus : inais les differences entreles velocile's des boulels du canon Congreve et du canon long , seraient toujours reslees lesmeines.—Los resultats e'tant ainsi uniformes et decisifs, on pensa qu’il n’clait plus neces-saire de tircr d’autres boulets de 6 liv. Les ofliciers de la Commission ebargee des e'preuvcs,ordonnerent qu’un boulct fut tire' avec trois pieces de 24 , une de cliaque construction :si toutefois le pcndule elait capable de supporter de semblables secousses.
D’apres cct ordre, des boulets pesant ebaeun 24 liv. 14 onc. furent lances, le aa juillct,avec des ebarges de 4 bv. de poudre et ä la distancc de 46 pieds et demi du peudulc.Ces boulets , laucc's par du 2.4 ordinaire long el du Congreve, le massif de bois du pcnduleful trop öclali par la preraiere deebarge de cliaque piecc, pour permeltre de lancer un Iroi-sieme boulct. Les deux vitesscs calcule'es d’apres cette epreuve furent ainsi qu’il suit:
Canon de a 4 Congreve , vitessc du boulct 1242 7 pieds.
Canon de 24 ordinaire long , idem vzgi fz idem.
Gelte e'preuve fournit une confinnalion dc'cisivc des premiers resultats , en faveur du canonordinaire long : la differente de 5 o pieds, entre les vitesses, e'tant certcs plus grande qu’onne Teilt presume avec de si faibles ebarges de poudre. 11 est clair, cn effet, que si lesebarges avec lesquelles les boulets out ete cliasses, des canons de 24, avaient e'te plus forles,la difference entre les vitesses avec lesquelles les divers boulets eusseut frappe le penduleaurait e'te parcillement plus conside'rable ; et cela dans une raison croissanie , les petitesebarges e'tant evidemment les plus avantageuses aux canons courts.
Daris le cours de ces expe'riences , les distances, les arcs, etc. , etc., ont ete observeset mesures par deux personnes diffe'reutes j tantöt par le colonel Miliar et moi-meme ,tantöt par le colonel Griftitlis et inoi; quclquefois par tous trois ensemble. Le meinesoin ctait mis ä la pese'e de la poudre. Un registre double e'tait tenu pour tous les de'tailsdes ope'rations. Enfin dans l’intention d’obtenir la plus grande exactitude possible , toutesles computations e'taient faites isole'ment par deux personnes , moi et un elevc du Collegede la Madeleine (universite de Cambridge). Nous faisions usage de tables de logaritlimesdiffe'rentes; afin qu’elles ne nous fissent pas tomber dans les niemes erreurs , si dies renftr-maient quelques fautes. Nos resultats ont toujours e'te rigourensernent identiques.
En tout, si nous consideroiis le soiir extreme avec lequel 110s expe'riences ont e'te faites,l’admirable construction du pendule ballistique , la rcuniou inconnue jusqu’ici de la liberte'des vibrations avec la stabibtc etla sobdite ac la strtieturc; l’exlremc regularite de touslcs'meuvemens, conseivec jusqua la fin , je n liestterai nullcment d’alBrmer que les diversesvitesscs ci-dessus calculecs , sont exactcs au milbemc pres de leur valeur, et que leurs rap-ports nuituels sont rigourcuscment cxacts. Dans un tel ctat de cboses, il scrait superflu despeeifier quels canons ont un avantage uniforme et decide , sotis le rapporl des vitesses ini-tiales. — Fait a Woolwiob, 3 i juillet 181 5 . Oljnthus Gregory.