FORCE COMMERCIALE.
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LITRE QUATRIÈME.
COTE OCCIDENTALE DE L’ÉCOSSE.
CHAPITRE PREMIER.
Considérations générales sur la Ilauta-Écosse.
Lorsqu’en 1745, le Prétendant à la couronne d’Angleterreessaya de recouvrer le trône occupé par ses ancêtres, c’est dansla Haute-Écosse qu’il vint d’abord chercher des partisans etdes défenseurs. Les chefs ou capitaines des Clans * n’eurent qu’àlever l’étendard de la révolte, et sonner la cornemuse mili-taire ** , pour entraîner leurs vassaux, toujours prêts à voleraux armes quand il s’agissait d’une invasion. Avec ces hommesendurcis aux fatigues et méprisant le danger, le Prétendantrenversa tout sur son passage , et parvint comme en triomphejusqu’au cœur de l’Angleterre. Cependant, après des prodigesde valeur, sa petite armée fut défaite j il s’enfuit \ et laissa cesrebelles en proie à la vengeance du gouvernement établi.
Le premier acte de cette vengeance tomba sur le systèmeféodal, qui tenait dans l’ignorance et dans la barbarie, les tri-bus de la Haute-Ecosse. Un grand nombre de chefs avaientpéri dans les combats, plusieurs s’étaient expatriés , d’autres
* Les clans sont des tribus distinctes, qui marchaient à la guerre sous des chefs indé-pendans. Les hommes d’une môme tribu portaient des vêlemens à carreaux de couleurstranchantes, particulières, invariables, et qui par-là servaient à distinguer les divers clans.
** La cornemuse est encore, pour les régimens écossais, ce qu’est le fifre pour nos rc-gimens du midi. Pendant le combat, la cornemuse joue des airs chéris des montagnards ,et cette musique barbare rallume dans le cœur des soldats tout l’enthousiasme des hérosde l’antique Calédonie.