ToB FORCE COMMERCIALE.
sommes chics àl’Écosse, lors de l’I ni on, fut fondée la Banqucrroyale établie à Ediuburgh. Dans la même année , un Acte duparlement autorisa le Prince à nommer des curateurs pourprotéger les manufactures et les pêcheries de l’Ecosse, d’aprèsune clause expresse de l’Acte d’Union *. Les sommes distri-buées par les curateurs, à titre d’encouragcmens ou de récom-pense, s’élèvent, chaque année, a cent mille francs!
Proportionnellement a la population, pour que l’industriefrançaise reçut du ministère, des secours aussi considérables,il faudrait x, 5 oo,ooo fr. Mais notre budget n’en accorde pasmême 200,000, pour récompenser ou promouvoir l’industrie;et ce sont les députés mêmes qu’on a vus solliciter et voterla réduction d’une somme aussi modique ! Combien je seraisheureux que ce simple rapprochement fit comprendre à nos lé-gislateurs , à quel point ils s’éloignent en cela du véritable but ohdoit tendre leur amour de l’économie ! J’ose leur faire cette de-mande : peut-on donner le nom d’économie à des réductionsqui frappent d’un coup fatal les progrès de la richesse publique/
Pour montrer l’efiicacité des secours accordésàl’iudustr ie
de l’Ecosse, il suffit de citer les progrès du commerce ; progrèsdont la mesure la moins récusable est fournie par les relève-mens officiels de la navigation. Prenons le port de Leith pourexemple : il possédait.
DANS I.’ANNEE- 1692 , 17 /|.0 , I702, 180O, 182O.
Nombre de navires. ag 47 68 i3.f îij ;
Tonnage.1,702 2,628 6,g35 13,884 24,87p
Ainsi, dans le cours de cent vingt-huit ans, le nombre desbâtimens s’est accru dans le rapport de i à 7, et leur tonnagedans le rapport de x à 14 !... Blais, par les progrès de la navi-gation, par la célérité mieux combinée des opérations commer-
* En 1746, fut établie la C' e . financière, chargée u’encouragor la fabrication (lestoiles; on lui doit d’avoir fait fleurir cette belle branche d’industrie.