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marquaMes par le nombre et la richesse de leurs manufac-tures , s’adonnent surtout à la distillation des liqueurs spiri—
l’Cniversilé. Cet édifice est conçu d’après un plan trop vaste, proportion gardée avecla richesse de la ville. Commencé depuis plus de trente ans , il ne s’achèvera pcul-elrejamais : à moins que le parlement n’accorde, sur le trésor public, les fonds nécessairespour terminer une construction qui d'ailleurs, envisagée comme œuvre de l’art, semblemoins parfaite que les Archives.
Près de ce dernier monument, on trouve un troisième pont qui sert à passer, de lacolline sur laquelle est bâtie la nouvelle ville, à une autre colline nommée Calton, etdont la base seulement est entourée de maisons. Le nouveau pont, auquel vient aboutirla route de Londres récemment tracée par M. Stevenson, est sur l’alignement dunquai très-large, très-long et en ligne droite, qui borde la vallée du lac desséché. Laville d’Edinburgh, par des octrois et des contributions volontaires, suffit aux dépensesde ces vastes entreprises.
Au sommet de Callon-lliil, on a, durant la dernière guerre, érigé une tour monu-mentale, en l’honneur de Nelson. On a déchaussé la cime des rochers de la colline, pourformer une base à cette tour. Elle est dans le style gothique, extrêmement haute et cou-ronnée de créneaux. Elle domine sur le golfe du Eortli et se voit de la côte opposée.
Auprès de ce monument, on remarque un édifice circulaire qui devait servir d’ob-servatoire; mais qu’on n’a pas achevé, faute d’argent. On n’y a terminé qu’une bellechambre obscure*. Du sommet delà tour, les objets extérieurs sont réfléchis dansle milieu de cette chambre, sur un plan horizontal, par le moyen d’un miroir inclinéà 45 degrés. En faisant tourner peu à peu ce miz'oir autour d’un axe vertical, onjouit successivement de la vue de tous les points de l’horizon, et cette vue est une desplus riches, des plus variées , des plus imposantes que je connaisse; il ne lui manqueque le ciel de l’Italie et de la Grèce, pour être comparable à celle qu’on admire sur lesbords de la baie de Naples, ou sur la côte du Bosphore , à Constantinople.
A droite du pont qui mène à l’observatoire, s’élève une tour circulaire, d’architecturegrecque; c’est le tombeau de Hume, le plus philosophe des historiens écossais.
Auprès de cette tour, on vient d’achever une vaste enceinte, formée par des murs épaiset crénelés , flanqués de tourelles gothiques. Dans l’intérieur de cette enceinte , iin grandédifice du genre le plus austère sert de prison pour les criminels. Cette prison se trouvecontigué , mais sans communications, à la maison d’arrêt des individus dont les fauteset les vices peuvent être expiés et corrigés par le repentir, la réclusion et le travail.Là, dans un immense amphithéâtre, six étages de petits ateliers se développent sur le
* On pouvait achever cet observatoire ; mais par malheur, lorsqu’il était à moitié bâti , onpria Robert Adam de l’embellir; celui-ci conçut l’idée de donner à cet édifice l’aspect d’unchâteau gothique ; parce que dès lors il était du bon genre, dans la Grande-Bretagne, de mettredes créneaux et des mâchicoulis non-seulement aux châteaux, mais aux laiteries , aux cabinetsde plaisance et aux boudoirs des petites maîtresses. On eut bientôt dépensé le peu de fonds quirestaient, et la forteresse astronomique, loin d’être armée en inslrumens d’optique , put à peineêtre mise en état de défense contre les assauts de l’atmosphère.