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COTES ET PORTS. 89
Hull; 2°. un ponton-bassin, fenne par clés portes busquées *.
L’on mesure et l’on charge le lest des navires, avec des seauxdont la structure et la manœuvre méritent d’être décritesLe Wear déverse ses eaux dans la mer, sur une plage àpente douce, en partie formée par les alluvions de ce fleuve,en partie par le sable et le galet qu’apporte la marée. Avantqu’on eût resserré son embouchure entre des jetées, un bar-rage rendait impossible à des bâtimens d’un tonnage un peuconsidérable, d’entrer dans le fleuve, même de haute,mer.On a cl’abord construit une première jetée au nord, et beau-coup plus récemment une seconde au midi, pour encaissercette embouchure. L’immense quantité d’eau qui remontele Wear avec le flux, à plusieurs kilomètres de distance,produit, lors du reflux, une chasse extrêmement puissante.Cette chasse a détruit le barrage ; et maintenant des navires
* Ce ponton est très-large et très-plat. Lorsqu’on veut s’en servir, il faut, à basse mer,le laisser échouer sur le rivage. Quand la marée commence à monter, on ouvre sesportes, et il se remplit par degrés; à mer haute, on y fait entrer le bâtiment qu’onveut radouber. La mer retirée, on ferme les portes du ponton , dont l’intérieur se trouvepresqu’à sec ; à la marée suivante, le ponton se met à flot avec le bâtiment qu’il contient.Des pompes à main, fort-simples, servent pour assécher complètement les parties bassesde l’intérieur du ponton.
** Us sont ronds, évasés par le haut. L T ne grande anse tourne tribord et bâbordsur deux petits axes placés au-dessous du centre de gravité du seau supposé chargé. Lebord supérieur du seau est habituellement retenu à l’anse par une petite fourche. Aufond du seau est un sabord fermant sur la convexité du cône , par le moyen d’une char-nière, d’un piton à œil et d’une clavette : comme les sabords des chariots de charbon.
Lorsqu’on veut embarquer du lest à bord d’un bâtiment, le galet est amené et mis entas auprès d’une grue établie sur le bord de la mer. On remplit un des seaux que nous ve-nons de décrire, avec le galet du lest ; il en doit contenir un tonneau pesant. On passe àl’anse du seau le crochet qui termine la chaîne de la grue; on enlève le seau, que la gz-ueen tournant amène à l’aplomb de l’écoutille du navire. Alors on ouvre le sabord quiforme le fond du seau, et le lest tombe dans la cale. Cette méthode est excellente pourrégler le lest du navire avec précision, et néanmoins avec beaucoup de rapidité.
Lorsqu’on doit décharger du lest, on remplit les seaux dans la cale; on les enlèveau moyen de la grue, qui, en tournant, les transporte à l’aplomb du rivage. On dé-croche l’anse, le seau bascule , et le galet tombe sur le tas qu’on forme à terre.