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6,3 (1824)
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89
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COTES ET PORTS. 89

Hull; 2°. un ponton-bassin, fenne par clés portes busquées *.

Lon mesure et lon charge le lest des navires, avec des seauxdont la structure et la manœuvre méritent dêtre décritesLe Wear déverse ses eaux dans la mer, sur une plage àpente douce, en partie formée par les alluvions de ce fleuve,en partie par le sable et le galet quapporte la marée. Avantquon eût resserré son embouchure entre des jetées, un bar-rage rendait impossible à des bâtimens dun tonnage un peuconsidérable, dentrer dans le fleuve, même de haute,mer.On a clabord construit une première jetée au nord, et beau-coup plus récemment une seconde au midi, pour encaissercette embouchure. Limmense quantité deau qui remontele Wear avec le flux, à plusieurs kilomètres de distance,produit, lors du reflux, une chasse extrêmement puissante.Cette chasse a détruit le barrage ; et maintenant des navires

* Ce ponton est très-large et très-plat. Lorsquon veut sen servir, il faut, à basse mer,le laisser échouer sur le rivage. Quand la marée commence à monter, on ouvre sesportes, et il se remplit par degrés; à mer haute, on y fait entrer le bâtiment quonveut radouber. La mer retirée, on ferme les portes du ponton , dont lintérieur se trouvepresquà sec ; à la marée suivante, le ponton se met à flot avec le bâtiment quil contient.Des pompes à main, fort-simples, servent pour assécher complètement les parties bassesde lintérieur du ponton.

** Us sont ronds, évasés par le haut. L T ne grande anse tourne tribord et bâbordsur deux petits axes placés au-dessous du centre de gravité du seau supposé chargé. Lebord supérieur du seau est habituellement retenu à lanse par une petite fourche. Aufond du seau est un sabord fermant sur la convexité du cône , par le moyen dune char-nière, dun piton à œil et dune clavette : comme les sabords des chariots de charbon.

Lorsquon veut embarquer du lest à bord dun bâtiment, le galet est amené et mis entas auprès dune grue établie sur le bord de la mer. On remplit un des seaux que nous ve-nons de décrire, avec le galet du lest ; il en doit contenir un tonneau pesant. On passe àlanse du seau le crochet qui termine la chaîne de la grue; on enlève le seau, que la gz-ueen tournant amène à laplomb de lécoutille du navire. Alors on ouvre le sabord quiforme le fond du seau, et le lest tombe dans la cale. Cette méthode est excellente pourrégler le lest du navire avec précision, et néanmoins avec beaucoup de rapidité.

Lorsquon doit décharger du lest, on remplit les seaux dans la cale; on les enlèveau moyen de la grue, qui, en tournant, les transporte à laplomb du rivage. On dé-croche lanse, le seau bascule , et le galet tombe sur le tas quon forme à terre.