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bâtimens arrivaient par flottes nombreuses qui tout-à-coupencombraient le port de Londres ; ils ne pouvaient approcherqu’avec lenteur et successivement, des places réservées pourdébarquer leurs cargaisons. Aussi la plupart étaient-ils dé-chargés par des allèges, à une grande distance des magasinsdestinés aux produits coloniaux.
Ces entraves multipliées et la confusion qu’elles faisaientnaître au milieu d’une foule innombrable de navires consacrésà tous les genres de commerce, facilitaient les déprédations àun degré difficile à concevoir, bien qu’il soit impossible d’endouter. D’api’ès les comptes très-circonstanciés soumis eui 81 o, par mon ami M. George Hibbert, à l’assemblée géné-rale des actionnaires, il résulte qu’avant l’établissement de leursDocks, les vols opérés chaque année, sur les produits colo-niaux entrés dans le port de Londres , surpassaient le centièmede l’indigo , du cacao , des vins , des bois de teinture, du gin-gembre , etc. ; le cinquantième des sucres, et le quarantièmedu rhum ! Pour les années 1799, 1800 et 1801, seulement, cesdéprédations représentaient une perte égale à 1,214, 5 oo liv. st.,
c’est-à-dire, plus de trente millions de francs!.D’après ces
bases, et faisant entrer en compte les progrès du commerce,ainsi que le renchérissement des produits coloniaux, durant lessept premières années du service des Docks des Indes occi-dentales , le capital sauvé au commerce britannique s’élève à2,702,542 liv st. , c’est-à-dire, à près de soixante et dix mil-lions de francs, dont vingt-cinq auraient été perdus pour lelise, d’après l’ancien ordre de choses.
Le commerce a gagné , par l’établissement des Docks, uneplus grande rapidité dans les déchargemens et par conséquentdans les ventes \ ensuite, une diminution de 18 pour 100 dansles dépenses dé déchargement et d’emmagasinage. Les naviresmouillés dans une eau tranquille, à l’abri des mouvemens