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6,3 (1824)
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36 FORCE COMMERCIALE,

bâtimens arrivaient par flottes nombreuses qui tout-à-coupencombraient le port de Londres ; ils ne pouvaient approcherquavec lenteur et successivement, des places réservées pourdébarquer leurs cargaisons. Aussi la plupart étaient-ils dé-chargés par des allèges, à une grande distance des magasinsdestinés aux produits coloniaux.

Ces entraves multipliées et la confusion quelles faisaientnaître au milieu dune foule innombrable de navires consacrésà tous les genres de commerce, facilitaient les déprédations àun degré difficile à concevoir, bien quil soit impossible dendouter. Dapiès les comptes très-circonstanciés soumis eui 81 o, par mon ami M. George Hibbert, à lassemblée géné-rale des actionnaires, il résulte quavant létablissement de leursDocks, les vols opérés chaque année, sur les produits colo-niaux entrés dans le port de Londres , surpassaient le centièmede lindigo , du cacao , des vins , des bois de teinture, du gin-gembre , etc. ; le cinquantième des sucres, et le quarantièmedu rhum ! Pour les années 1799, 1800 et 1801, seulement, cesdéprédations représentaient une perte égale à 1,214, 5 oo liv. st.,

cest-à-dire, plus de trente millions de francs!.Daprès ces

bases, et faisant entrer en compte les progrès du commerce,ainsi que le renchérissement des produits coloniaux, durant lessept premières années du service des Docks des Indes occi-dentales , le capital sauvé au commerce britannique sélève à2,702,542 liv st. , cest-à-dire, à près de soixante et dix mil-lions de francs, dont vingt-cinq auraient été perdus pour lelise, daprès lancien ordre de choses.

Le commerce a gagné , par létablissement des Docks, uneplus grande rapidité dans les déchargemens et par conséquentdans les ventes \ ensuite, une diminution de 18 pour 100 dansles dépenses déchargement et demmagasinage. Les naviresmouillés dans une eau tranquille, à labri des mouvemens