COTES ET PORTS. c)
lieu qui leur est consacré. La ville subvient pour 200,000 fr.aux frais annuels de représentation de ce magistrat : il y jointde 100,000 à 200,000 autres francs , tirés de sa propre bourse.
Le Lord-maire réunit, sous beaucoup de rapports , les pou-voirs d’un préfet, d’un édile et d’un tribun du peuple. Puis-sant pour maintenir la paix publique*, et protéger la libertédes citoyens, il est sans puissance pour troubler l’ordre géné-ral , non plus que pour arrêter la marche du gouvernement ;encore moins pour entraver les volontés du législateur, devantlequel toute auti’e autorité s’abaisse avec obéissance et respect.
Établissemens commerciaux. Banque. Le bel édifice de labanque ne fut fondé qu’en 1782 ; agrandi successivement en1770 et 1789, pour suffire aux besoins croissans des transac-tions financières, il ne fut achevé qu’en i8o/j. •' c’est un vasterectangle isolé par quatre rues. La partie centrale, la seulequ’on ait bâtie dans l’origine, a 2/| mi ” ,4 de longueur -, sa façadeest décorée d’une colonnade ionique, ainsi que les deux ailesérigées plus tard. Le quatrième côté présente un grand murmassif et nud, percé seulement d’une porte cochère, pour lepassage des voitures qui vont dans la cour du numéraire {Bul-lion court). L’intérieur de la banque fait naître l’admiration, parsa vaste étendue et la variété des constructions qu’il renferme.On est surpris d’y trouver, comme à la Villa cl’Adrien, l’imi-tation fidèle de plusieurs monumens de l’antiquité. Ainsi lebureau du caissier en chef est copié sur le temple du soleilet de la lune, à Rome; l’arc de triomphe de Constantin estreproduit pour servir d’entrée à la cour dite de Lothburj , re-marquable elle-même par son architecture somptueuse, imi-tée des portiques de la Grèce. Cependant, à côté de ces belles
constructions, l’ami des arts ne peut voir sans étonnement,»
Le gouvernement ne peut faire entrer de troupes dans la Cité , sans la permissiondu Lord-maire.
VI.
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