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6,3 (1824)
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COTES ET PORTS. 7

cette force commerciale dont limpulsion se fait sentir à toutesles extrémités du monde. Nous essaierons den mesurer la vi-tesse et lintensité (IV 0 . partie).

Corporations . Lindustrie de la ville de Londres est diviséeen quarante-neuf états, qui forment autant de corporations, les-quelles jouissent à la fois de droits mercantiles, municipauxet politiques, fort-étendus et fort-importans. Chacune dellespossède une salle de réunion {Hall ), pour y traiter de ses in-térêts, et pour y donner des repas et des fêtes, quil ne fautpoint compter parmi ses affaires les moins sérieuses.

Ces corporations, si jalouses de leurs plaisirs sensuels , sho-norent beaucoup plus par leur esprit charitable. On a calculéque leurs dons à la classe indigente surpassaient six cent millefrancs par année. Dans les circonstances des souscrip-tions sont ouvertes, pour soulager de grandes infortunes, oupour offrir à quelque citoyen des récompenses nationales , oupour venir au secours dune entreprise qui réclame tout lin-térêt public, les corporations de Londres se distinguent parleurs contributions promptes et généreuses : noble usage dunerichesse acquise par lindustrie et le commerce !

Les plus grands personnages, et même les princes du sang,se font honneur ou du moins apprécient lavantage dêtreagrégés aux corporations de la métropole, afin dasseoir leurpopularité sur des bases étendues et durables.

Ce qui donne une extrême importance à ces associations,cest quon ne saurait participer aux droits de la cité, si lonnest pas membre de quelque corporation. Parmi les plus in-fluentes , on cite celle des marchands de poisson, des mar-chands de drap, des marchands de fer, etc.

Toutes les corporations dont la réunion forme le corps ci-vique de Londres ( the livery ) , sassemblent, pour traiter desaffaires générales de la cité, dans lantique salle de Guilclhall,