COTES ET PORTS. 7
cette force commerciale dont l’impulsion se fait sentir à toutesles extrémités du monde. Nous essaierons d’en mesurer la vi-tesse et l’intensité (IV 0 . partie).
Corporations . L’industrie de la ville de Londres est diviséeen quarante-neuf états, qui forment autant de corporations, les-quelles jouissent à la fois de droits mercantiles, municipauxet politiques, fort-étendus et fort-importans. Chacune d’ellespossède une salle de réunion {Hall ), pour y traiter de ses in-térêts, et pour y donner des repas et des fêtes, qu’il ne fautpoint compter parmi ses affaires les moins sérieuses.
Ces corporations, si jalouses de leurs plaisirs sensuels , s’ho-norent beaucoup plus par leur esprit charitable. On a calculéque leurs dons à la classe indigente surpassaient six cent millefrancs par année. Dans les circonstances où des souscrip-tions sont ouvertes, pour soulager de grandes infortunes, oupour offrir à quelque citoyen des récompenses nationales , oupour venir au secours d’une entreprise qui réclame tout l’in-térêt public, les corporations de Londres se distinguent parleurs contributions promptes et généreuses : noble usage d’unerichesse acquise par l’industrie et le commerce !
Les plus grands personnages, et même les princes du sang,se font honneur ou du moins apprécient l’avantage d’êtreagrégés aux corporations de la métropole, afin d’asseoir leurpopularité sur des bases étendues et durables.
Ce qui donne une extrême importance à ces associations,c’est qu’on ne saurait participer aux droits de la cité, si l’onn’est pas membre de quelque corporation. Parmi les plus in-fluentes , on cite celle des marchands de poisson, des mar-chands de drap, des marchands de fer, etc.
Toutes les corporations dont la réunion forme le corps ci-vique de Londres ( the livery ) , s’assemblent, pour traiter desaffaires générales de la cité, dans l’antique salle de Guilclhall,