interrompue par un concours de circonstances dont il estinutile aujourd’hui de rendre compte, et notamment parle voyage d’Espagne entrepris par Mécliain pour pi’o-longer notre méridienne jusqu’aux îles Baléares, suivantle projet qu’il en avoit conçu dès 1792, et qu’il avoitété forcé de remettre à des temps plus tranquilles. Aprèsdes traverses inouies, il avoit conduit ses trianglesdepuis Barcelone jusqu’à Tortose; toutes ses stationsétoient choisies et reconnues jusqu’à Cullera. Il avoittrouvé dans le royaume de Valence un emplacementpour la mesure d’une hase ; encore six ou sept triangles ,il conduisoit sa mesure jusqu’au puy nommé los Ma-sons , dans Ivice : trois mois dévoient suffire à ces opé-rations. Il devoit faire pendant l’hiver les observationsastronomiques au terme austral de ce nouvel arcj au moisde mars il auroit mesuré la base d’Oropesa. A sonretour il comptait observer le pendule à 4^°, et nousrapporter dans l’été de l’an 14 ce beau complément detant de travaux : une fièvre épidémique, les fatiguesextrêmes qu’il avoit endurées avec une constance qu’onne peut s’empêcher de déplorer en l’admirant, l’ontarrêté dans sa course, et nous l’ont enlevé le troisièmejour complémentaire an 1 3 , à Castellon de la Plana,dans le royaume de Valence.
Après cette notice historique, dans laquelle j’ai tâchéde placer tout ce qui peut intéresser ceux qui seroientappelés à des opérations de même genre, et le récit descirconstances qui nous ont empêchés souvent de faire ceque nous aurions tenté dans des temps plus heureux,