DISCOURS PR^LIoVIIR AIRE. 9
la terre devoit être applatie vers les pôles. La mesuredes 8 degrés ~ de Dunkerque à Collioure, indiquoit unallongement : ce résultat n’étoit pas moins contraire àcelui qu’on tiroit de la diminution du pendule, près del’équateur, observée par Riclier, qu’il n’étoit opposé auxdémonstrations d’Huygens et de Newton. Mairan, dansles mémoires de 1720, fît tousses efforts pour concilier lesobservations du pendule et celles des degrés, et prouverque les unes et les autres pouvoient être également bonnes.Desaguliers, dans les Transactions philosophiques , sou-tint que l’hypothèse de Mairan étoit inadmissible. Ladispute ne finissoit pas : divers auteurs proposoient desmoyens plus ou moins faciles pour décider la question;le plus sûr étoit, sans contredit, celui de mesurer deuxdegrés, l’un vers l’équateur, et l’autre vers le pôle. Cesopérations démontrèrent l’applatissement. On n’avoitpas attendu ces mesures pour élever des doutes sur l’exac-titude de celles qui avoient été exécutées en France; onsentit la nécessité de les vérifier. Cassini de Thuri s’enchargea, conjointement avec Lacaille, en 1789. Leurtravail parut sous le titre de Méridienne vérifiée en 1 y 44 icomme suite aux Mémoires de VAcadémie : et il neresta plus de doute sur l’allongement des degrés en allantde l’équateur au pôle. Cette conclusion étoit encore con-firmée par la mesure d’un degré de longitude, exécutéepar les deux mêmes astronomes; tout conspiroit doncpour prouver l’applatissement: la quantité seule laissoitmatière à de nouvelles recherches, plus difficiles encoreet plus délicates que toutes celles qu’on avoit déjà faites,
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