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1 (1806)
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la première idée de la marche qu’il falloit suivrepour déterminer la grandeur de la terre. Il avoit lu ouentendu dire qu’à Syenne, le jour du solstice, les puitsétoient éclairés jusqu’au fond ; que les corps droits nejetoient aucune ombre à midi. Il en conclut que Syenneétoit sous le tropique. La hauteur solsticiale, qu’il putobserver lui-même à Alexandrie, lui donnoit la diffé-rence de latitude ou le nombre de degrés du méridieninterceptés entre les parallèles de ces deux villes. Laroute qui conduisoit de l’une à l’autre étoit d’environ5 ooo stades ) elle se dirigeoit à peu près dans le sensdu méridien : il en supposa la déclinaison tout-à-faitnulle. La différence en latitude lui parut la cinquan-tième partie d’un grand cercle. La circonférence de laterre devoit par conséquent être de 2/>o,ooo stades : illa porta à 25 a,ooo, pour avoir un degi’é de 700 stadesen nombres ronds. Ces résultats ne sont pas, commeon voit, d’une précision bien rigoureuse j mais ils suf-lisoient à la géographie de son temps. Pour placer surson globe ou sur ses cartes, par rapport à Alexandrie,tous les lieux qu’il voaloit décrire , il lui suffisoit deconnaître vers quel point de l’horizon et à quelle dis-tance ils se trouvoient ; ou bien encore les latitudes dedeux lieux, et leur distance itinéraire étant données,on pouvoit les mettre à leurs places respectives sur leglobe. C’étoit un service. essentiel qui ne pouvoit êtrerendu à la géographie que par un homme qui à beau-coup d’esprit joignît toutes les connoissances qu’onavoit pu amasser de son temps. Quelques modernes ont

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