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rieuse est celle qui se termine en pardonnantaux vaincus , la paix la plus durable est cellequi se fait avec générosité ; de même que laplus grande gloire que puisse acquérir leprince , c’est de ne pas déployer contre lescoupables toute la sévérité que peuvent mé-riter leurs fautes.
Après l’extinction de la ligue , l’on repro-chait à Henri IV son trop de clémence ; il ré-pondit : « S’il y en a qui se sont étrangement« oubliés , il suffit qu’ils se reconnaissent et« qu’on ne m’en parle plus. Et cependant» ( dit Vatel) , qui fut plus indignement ou-» tragé de ses sujets que le grand Henri ? mais» il vainquit et pardonna toujours, et cet ex-» ccllent prince obtint enfin une conquête« digne de lui, il gagna des sujets fidèles. » ( i )
Nous parlerons souvent de Henri IV danscet opuscule ; mais ce Roi vient de sauver uneseconde fois le royaume de France, et noustraçons ces pages sous ses illustres descendons.
L’expérience de vingt-cinq années de révo-lution a prouvé que le principe de la légiti-mité des souverains était l’une des plus solidesgaranties de l’ordre social ; elle a prouvé aussi
(0 Droit des Gens, lom. n, liv. 3, chap. 18 .