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[3] (1845)
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DES ORDRES RELIGIEUX MILITAIRES.

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que les domestiques, qui sont au nombre de cent, y onl des logementsparticuliers.

Le commandeur est, nommé par le pape, et est toujours un prélat dis-tingué. Ce commandeur est en même temps général de l’ordre pourtoute l’Italie, et il est choisi alternativement dans différents ordres reli-gieux, comme les bénédictins, les augustins, les serviles, les olivétains,les chartreux, elc. Ces commandeurs, ainsi nommés, doivent faire dansl’année profession dans l’ordre du Saint-Esprit, et comme prélats romains,ils sont habillés en violet. On a vu des évêques, des cardinaux, et mêmeun pape, qui avaient été commandeurs du Saint-Esprit.

Les revenus de l’hôpital de Rome sont considérables, et ils le seraientdavantage si les biens qu’il possède étaient mieux cultivés, dit Helyot.

Il y a, à l’entrée de cet établissement, un tour où l’on reçoit les enfantstrouvés qu’on y apporte. Il est défendu de s’informer d’où ils viennent,ni d’observer quel chemin prennent ceux qui les ont apportés.

Dans les commencements, les prêtres qui desservaient les hôpitaux decet ordre, étaient séculiers, placés là par leur évêque et ne dépendantque de lui. Mais Innocent III voulut qu’à Rome il y eût quatre clercsintérieurs, logés dans l’établissement comme les hospitaliers, qui alorsétaient tous laïques, et qu’ils fussent soumis à la même règle qu’eux, sansautre avantage que la nourriture et l’habit, et sans se mêler aucunementde l’administration du temporel, confié exclusivement aux laïques, ainsique le soin des malades. Les prêtres n’étaient là que pour l’administra-tion des sacrements.

Dans sa bulle de 120(3, le pape Innocent III ordonne que le comman-deur de l’hôpital de Montpellier le sera en même temps de celui de Rome,par conséquent général de tout l’ordre, sans préjudice néanmoins auxdroits de l’évêque deMaguelonne('l). Malgré cette réunion, les quêtes faitesen Italie et celles faites en France ne se confondaient pas.

Cependant llonorius III voyant que l’union des maisons de ces deuxpays nuisait à l’établissement de Rome, la révoqua en 1217, et fit deuxprovinces de tout l’ordre, qui commençait à s’étendre dans les deux pays.Par là, le commandeur de Montpellier perdit non-seulement l’autorité

(I) Mugueloune, qui n’est plus aujourd'hui (|ii'un bourg,doul le siège a été transféré à Montpellier en 133(1.

était alors une ville épiscopale,