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[3] (1845)
Entstehung
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HOSPITALIERS DU SAINT-ESPRIT

Avant les chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit, il y avait en Francedes hospitaliers de ce nom. Nous allons en parler.

On dit qu’un des rois de l’eptarchie saxonne, Ina, étant venu par dé-votion à Rome, en 715, y fonda une église, et trois ans après, un hôpitalpour les pèlerins de sa nation, et que, pour payer cette dépense, il mitsur chaque maison de ses sujets un sou d’imposition, ce qui fut appelédans la suite le denier de saint Pierre. L’église fut dédiée à la sainteViergç, et fut appelée Sainte-Marie in Sassia ou de Saxe, pour rappelerl’origine de son fondateur.

Offa, autre roi de l’eptarchie, en Mereie, étant venu aussi à Rome (1),augmenta les revenus de l’hôpital fondé par Ina.

Vers la fin du douzième siècle, un comte Guy, fils d’un seigneur deMontpellier, nommé Guillaume, fonda dans cette ville un hôpital pour lesmalades. Il y employa la plus grande partie de ses biens, et aidé des se-

(I) Autrefois les petits rois anglais faisaient de grands voyages. Aujourd'hui 1rs grands roisdo ce pays restent chez eux, ou, tout au plus, obtiennent lu permission de l'aire un petit voyagede quelques jours sur le continent.

Peu d’histoires, nie semble-t-il, offrent autant de contrastes que celle de l’Angleterre. Deuxrois de ce pays, par exemple, ont joué des rôles bien différents. L’un, Henri Mil, né catholique,embrassa l’hérésie et entraîna tome sa nation dans le schisme. L’autre, Jacques II, né d’unpère prolestant, se lit catholique, et, pour l’en punir, ses sujets le détrônèrent.

Ces deux princes furent l’un et l’autre pères de deux reines, qui leur succédèrent, Marie eiElisabeth, Il Iles de Henri VIII ; Marie et Anne, filles de Jacques II.

Marie l™ se maria, mais ne vit jamais son mari. Elisabeth, sa sœur, lut plusieurs Ibis priéepar ses sujets de se marier, et s’y refusa toujours.

Marie II, femme nulle et sans volonté, fut l’esclave de son mari, jusqu’à l’aider à détrônerson propre père, le roi Jacques.

Anne, sa sœur, femme d’esprit et de caractère, eut pour mari un prince bénévole , et qui nefut jamais que le premier de ses sujets.