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[3] (1845)
Entstehung
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HOSPITALIÈRES

DK LORDRE DE SAINT-JEAN-DE-JÉRUSALEM.

Lordre de Saint-Jean-de-Jérusalem a eu aussi ses religieuses. Si lesfemmes ne pouvaient pas aller chercher, dans les combats, les dangers clla gloire, elles pouvaient au moins se livrer, dans lhôpital, à des fonctionsplus convenables à leur sexe, en servant les malades. Cest un genre doc-cupations pour lequel la nature leur a donné plus de sympathie; cest unpenchant que la religion a souvent développé chez elles jusquà lhéroïsme.

11 paraît que lexistence des hospitalières dans lordre est aussi ancienneque celle des hospitaliers. En élevant, à Jérusalem, un hôpital pour leshommes, Gérard en éleva aussi un pour les femmes. On connaît même lenom de celle qui était supérieure de ces dernières, en lan 1099, époquede la conquête de la ville par les croisés. On ne sait pas ce que devinrentces religieuses, quand la ville sainte tomba, en 1187, au pouvoir deSaladin. Mais, lannée suivante, Sanche, reine dAragon, acheta un lieunommé Sixène, situé entre Lerida et Saragosse, qui appartenait à lordrede Saint-Jean, et y fit construire un superbe hôpital, elle mit des reli-gieuses, à qui elle donna pour règle celle des hospitaliers de Saint-Jean,avec quelques constitutions particulières tirées de celle de Saint-Augustin.

La reine Sanche, après la mort de son mari, Alphonse II, se retiradans ce couvent, et y prit lhabit avec une de ses filles. Deux cents ansplus tard, on vit aussi une fille dun autre roi dAragon sy faire religieuse.Cette maison bâtie avec une magnificence royale, et ressemblant à uneforteresse, contenait un très-beau palais pour la prieure. Les religieusesétaient au nombre de soixante et étaient nobles. Les jeunes portaientle nom décolières, et les anciennes celui de maîtresses.

Elles célébraient loffice divin avec une grande pompe, surtout les jours