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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
L’habit de ces clercs mineurs ressemble beaucoup à celui des autresclercs réguliers, excepté que leur robe est serrée d’une ceinture de cuir,et que les manches de cette robe sont larges.
entre l'autorité souveraine des princesqui gouvernaient les nations et celle des ponti les romainsqui gouvernaient l’Église. Passons-les en revue.
L’empereur Henri IV se brouille avec Grégoire VU. Il le fait arrêter par un brigand et enfer-mer dans le château Saint-Ange. Peu de temps après, ce prince se brouille avec son propre (ilsqui le détrône. Le malheureux père se voit sans ressource et demande par pitié une place desous-chantre à l’évêque de Spire, pour sou enir sa misérable existence. Il est obligédese réfu-gier à Liège, où il meurt dénué de tout, et on lui refuse même la sépulture.
Deux autres empereurs, du nom de Frédéric, font aussi la guerre au pape. L’un, Barberottsse,linit par se noyer dans le même fleuve où Alexandre avait autrefois failli trouver la mort.L'autre, petit-fils du précédent, meurt étouffé sous un matelas de la main d’un assassin.
Louis XIV avait toujours été heureux à la guerre jusqu’à la fin du dix-septième siècle. C’estalors qu’il se trouve en désaccord avec le sainl-siége Le dix-huitième siècle s’ouvre, etLouis XIV, abandonné par la fortune, n’éprouve plus que des revers qui empoisonnent sesdernières années.
L’odieux Directoire s’empare de la personne du vicaire de Jésus-Christ, et l’entraine prison-nier à Valence, comme un vil criminel.
L’année est à peine révolue, el déjà les cinq tyrans qui pesaient sur la France, sont chassésignominieusement el le sceptre de ces brigands est brisé.
Enfin Napoléon lui-même, après avoir été le bras de la Providence, oublie ce qu’il lui doit.Il porte à son tour une main sacrilège sur l’oint du Seigneur, el le fait son prisonnier. Lapunition ne tarda pas, et Napoléon alla expier, sur un roc de l’Atlantique, son audacieusetémérité.
Puissants de la terre, vous tous qui, sous quelque nom que ce soit, commandez aux nations,discite justiliam monili (1), et écoutez la leçon que Dieu vous donne par la bouche du pro-phète-roi :
« Gardez-vous de porter la main sur mes ministres et d’insulter mes prophètes. Mon bras n’a» jamais manqué de les défendre et a châtié rudement les rois qui les ont attaqués » A'o lilelangere christos mcos, el in prophclis mets nolile malignari. Son reliqui hominem nocere cii,et corripui pro eis rcges. Ps. 104-, v. I-i et 15.
(I) HncitL, VI, v. 021).