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HISTOIRE ET COSTUMES DES ORDRES RELIGIEUX.
Mais, en 1618, les guillelmites se trouvaient réduits à un petit nombre,cédèrent, à leur tour, leur couvent aux bénédictins de la congrégation desaint Maur, à laquelle ils s’aggrégèrent, malgré les réclamations de leurgénéral, qui demeurait à Liège. Cette abbaye de bénédictins porta aussi lenom des Blancs-Manteaux. C’est dans celte maison qu’a été composél’ouvrage important de l’Art de vérifier les dates. L’église est tout ce quireste aujourd’hui de cet ancien établissement religieux.
Silvestre Maurolico, abbé de Sainte-Marie du Port, en Sicile, parle d’unordre religieux ermites de saint Jean-Baptiste de la Pénitence, quiexistait, au seizième siècle, dans le royaume de Navarre, en Espagne. Ilétait soumis à l’évêque de Pampelune, et avait cinq ermitages. La vie deces ermites était très-austère. Us marchaient nu-pieds, sans sandales et neportaient pas de linge. Ils couchaient sur des planches, avec une pierrepour chevet, et portaient jour et nuit une grande croix de bois sur la poi-trine. Ils demeuraient au milieu des bois dans des cellules séparées, man-geaient seuls, n’usaient pas de viande et buvaient peu de vin. Leur habitétait fait d’une grosse étoffe tannée, serrée d’une ceinture de cuir, avec unscapulaire et un manteau de la même couleur. Maurolico rîindique pas lefondateur de cet ordre, qu’il dit ne connaître que sur la foi d’un religieuxqui en était membre.