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1 (1845)
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161
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DES ORDRES RELIGIEUX.

lût

luthériens de cette ville, et les fit transporter à Prague, en 1627.

Suivant saint Bernard, Pierre le Vénérable et dautres écrivains,saint Norbert avait été lhomme le plus saint et le plus éloquent de sontemps.

Les premiers religieux de Prémontré étaient si pauvres, que toutes leursressources consistaient à aller couper du bois dans la forêt, ils demeu-raient, à en charger un âne, la seule bête de somme quils possédaient,et à laller vendre à Laon. Largent qui en provenait était converti en pain,qui était leur unique nourriture, et pour se mettre à table, il fallait attendrele retour de ceux qui étaient chargés de rapporter de la ville ce faiblealiment. Mais trente ans après la fondation de lordre, il comprenait déjàune centaine dabbayes, tant en France quen Allemagne.

Pendant environ cent vingt ans, les Prémontrés jeûnaienl continuelle-ment, et ne mangeaient ni viande, ni œufs, ni laitage. Mais vers lan 1245,les papes adoucirent la rigueur de cette règle.

On a vu plusieurs grands seigneurs prendre lhabit dans cet ordre,entre autres un comte de Namur, nommé Godefroid, qui se fit religieuxà labbaye de Floreffe, quil avait fondée. Thibaut, comte de Champagneen eût fait autant, si saint Norbert ne sy était opposé, en lui disantquil ferait plus de bien en gouvernant ses États, quen se faisant moine.Il y eut un moment cet ordre comptait mille abbayes dhommes >cinq cents de filles, et trois cents prévôtés. Il sétendait jusque dans laSyrie.

Les religieux Prémontrés étaient vêtus de blanc, avec un scapulaire par-dessus la soutane. En ville, ils portaieni le chapeau blanc, et, à la couleurprès, qui était blanche, leur costume était celui des autres ecclésiastiques.Au chœur, ils avaient un surplis et laumusse blanche, en été; et lhiver,le rocliet, la chape et le camail blanc.

Cette ordre fut réformé, dabord en 1233, par Grégoire IX, qui chargealabbé de Saint-Michel dAnvers, et dautres abbés, tant de Flandre que deFrance, de faire exécuter quelques règlements, quil avait faits pour cela :et ensuite en Espagne, au seizième siècle, par Didace de Mendieta, abbéde Trevino. Enfin il le fut, en France, par Servais de Pervelz, docteur deSorbonne, et abbé de Saint-Paul de Verdun, à Soignies, en 1580. Cesaint religieux mourut, en 1631, dans labbaye de Pont-à-Moussoh, quilavait gouvernée pendant trente et un ans, après avoir rétabli la régularité