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1 (1845)
Entstehung
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ORDRE DE VALLOMBREUSE.

Les dixième et onzième siècles, comme lobserve Fleuri, offrent un sin-gulier contraste de mœurs aux yeux de lhistorien : dun côté, les abusles plus graves, la simonie et le concubinage des prêtres, fruits de ligno-rance qui régnait alors; de lautre, létablissement de plusieurs ordres,célèbres dans lÉglise par leur régularité et la pratique des plus hautesvertus. Cest dans ces deux siècles quon a vu se former lordre de Cluni,les chartreux, les camaldules, et lordre de Vallombreuse dont nous allonsparler.

Le père de cette nouvelle famille religieuse est, comme celui des ca-maldules, un gentilhomme italien élevé dans les préjugés du monde, etlivré à toutes les séductions des principes et des exemples qui égarentla jeunesse. Mais, comme Romuald, connue plus tard Norbert, le hasard,ou plutôt une occasion que la grâce divine fera naître, le changera tout àcoup et en fera un homme nouveau.

Ce jeune homme se nommait Jean Gualbert, et était Florentin.

A cette époque, et surtout dans la malheureuse Italie (1), lexercicede la vengeance paraît si doux, et quelquefois même un devoir, riennétait si commun que les meurtres, et chacun croyait avoir le droit detuer son ennemi. Sisinondi nous dit quà Florence les familles vivaient enhostilité continuelle lune contre lautre dans la même ville. On se forti-fiait dans sa maison, lon restait toujours prêt à repousser un assaut.

Un des parents de Jean Gualbert, quelques-uns disent son frère, avait

(1) « Surtout dans ces climats, dont les âpres chaleurs,

» Ainsi que les poisons, exaltent les fureurs.

», par lhomme superbe une injure endurée» Descend profondément dans son âme ulcérée. »

Imagination. Chant II.