RELIGIEUSES DE SAINT BASILE
HT STUDITES.
Nous avons vu, dans la vie de saint Basile, que sa mère et sa sœur luiavaient elles-mêmes donné l’exemple de se consacrer à Dieu, dans l’étatreligieux.
Cette sœur, avons-nous dit, s’appelait Macrine. Elle était l’aînée de tousses frères, et leur avait, pour ainsi dire, servi de mère, après la mort desaint Basile l’ancien, leur père commun.
En effet, par sa fermeté, son courage et son dévouement, elle remplis-sait la fonctiond’Emmeline, sa mère, dans son veuvage, et surveillait l’édu-cation de tous ses frères, dont trois furent l’ornement de l’épiscopat dansdes temps bien difficiles.
Quand ses frères purent se passer de ses soins, elle se retira, avec samère, dans le Pont, qui était la patrie de son père, et passa le reste deses jours dans le monastère quelle avait fait bâtir, et dont elle fut la pre-mière supérieure. Elle donna sa part de bien aux pauvres, et ne subsista,avec les religieuses, que du travail de ses mains. Elle porta même si loinl’amour de la pauvreté, qu’à sa mort à peine laissa-t-elle quelques haillonspour envelopper son corps. Ce fut son frère, saint Grégoire de Nvsse, quilui ferma les yeux et présida à ses obsèques.
Elle mourut , en 599, la même année que son frère, saint Basile leGrand, mais onze mois après lui.
Les monastères de filles qui se formèrent, tant dans le Pont que dansla Cappadoce, et qui de là s’étendirent dans tout l’Orient, suivirent la règleque saint Basile avait tracée au monastère fondé par sa sœur, et qui futcomme le type de tous les autres.
On trouvait de ces établissements dans presque toutes les villes del’Orient. Le nombre en diminua sous le règne de l’empereur Constantin Co-pronyme, vers l’an 741, par l’effet des persécutions auxquelles les moines