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Histoire des ordres de Chevalerie et des distinctions honoritiques en France
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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.

let i83o, par M. Kératry. Chambre des députés, 6 novembre i83o. Pièce. (Omispar Gnigard.)

Rapport fait à la Chambre sur les récompenses à accorder par suite des événementsde Juillet, par le comte Mole. Chambre des pairs, 8 décembre i83o. Pièce. (Omispar Guigard.)

Les Décorés de Juillet sont-ils assujettis au serment? Consultation , à ce sujet, du25 juin 1 83 1 _Paris, i83i; in- 4 0 . Pièce.

ORDRE DE LA MAIN DARGENT.

ET

ORDRE DU SABRE D'ARGENT.

(1839-1841.)

Nous parlons ici de cet ordre, aujourdhui complètement oublié et sansbut, parce quil prit naissance dans les possessions françaises de lAlgérie.

Lémir Abd-el-Kader inffitua Vordre de la Main dArgent en no-vembre 1839, piour récompenser les officiers & les soldats de son armée. La décoration consifïait en une main dargent placée sur la tête & fixéeau turban ou à la corde de chameau.

Il y avait trois classes de décorés qui se diffinguaient par le nombredes doigts du bijou : sepit pour la plus élevée, six pour lintermédiaire,cinq pour linférieure.

L'ordre de la Main dArgent ne donnait à ses élus aucun avantage pécu-niaire; cétait une marque de bravoure & dintrépidité. Plusieurs privilègesétaient attachés à cette dignité, entre autres celui de suspendre laéïion dela juffice, quand le décoré intercédait pour le condamné.

Deux ans après cette inffitution, Abd-el-Kader établit une autre décora-tion qui remplaça la première. Elle consiffait en un petit sabre dargentlégèrement recourbé, dune longueur denviron dix centimètres. A lapoignée du sabre était gravé, en forme de sceau, le nom de Mahi-Eddin,