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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
Le projet fut adopté le i3 novembre à la majorité de deux cent quatrevoix contre vingt. Présenté à la Chambre des pairs le 10 décembre, il passapresque sans discussion. Néanmoins le marquis de Dreux-Brézé pré-senta une motion par laquelle il réclamait rentrée aux Invalides pour lessoldats de la garde & de la ligne blessés dans les fameuses journées. Cetteréclamation, faite dans un pareil moment, ne pouvait avoir aucun espoird’être entendue, & n’eut pas de suite.
La décoration de Juillet consiffe en une étoile à trois branches en émailblanc, montée sur argent & surmontée d’une couronne murale en argent. Lecentre de l’étoile, divisée en trois auréoles émaillées aux couleurs nationales,entourée d’une couronne de chêne, porte à la face : 27, 28, 29 juillet i83o,& pour légende : Donné par le roi des Français. Le revers, divisé commele centre de la face, porte le coq gaulois en or, avec cette légende : Patrie& Liberté.
La croix se portait suspendue à un ruban moiré de couleur bleu d’azurde trente-sept millimètres de largeur, portant un liséré rouge de deux milli-mètres placé de chaque côté du ruban, à deux millimètres de son bord;mais depuis la création, le ruban a été changé : il eft moiré à trois bandesverticales, une bleue au centre & les deux autres rouges. (Voir planche 2,% 4-)
Les citoyens décorés de la croix de Juillet ont prêté serment de fidélitéau roi des Français, & d’obéissance à la charte conftitutionnelle & aux loisdu royaume.
Conformément à l’article X de la loi du i3 décembre i83o, les honneursmilitaires sont rendus à la croix de Juillet comme à celle de la Légiond’honneur (1).
( 1 ) Ordonnance du 3o avril i83i.