ORDRE DU LIS.
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Le i5 avril 1816^ une ordonnance remplaça la fleur de lis par une croixémaillée de blanc & de bleu à cinq pointes, qui se portait de la mêmemanière, mais attachée à un ruban divisé en trois bandes égales, uneblanche au milieu & une bleu foncé sur chaque bord. Sur la croix étaitl’effigie de Louis XVIII & la légende : Fidélité, dévouement. Sur le reversse trouvait le lis & la date des jours mémorables 3 mars & 12 avril 1814,19 mars & 18 juillet i8i5. En recevant la patente, chaque garde nationaljurait devant Dieu fidélité & dévouement au roi & à ses successeurs légi-times, & faisait serment de découvrir sur-le-champ ce qui pourrait êtredangereux à la famille royale ou à la tranquillité de l’État, si cela venait àsa connaissance.
U11 ordre du jour du 9 mai 1814 avait permis à la garde nationale & auxtroupes de ligne, qui avaient été passées en revue par le roi, d’ajouter au-dessus de la fleur de lis la couronne royale.
Afin de diftinguer la garde nationale de Paris, chaque décoré pouvaitporter les armes de cette ville brodées ou brochées sur le ruban blanc. Ladécoration pouvait être portée avec l’habit civil & hors du service : il étaitpermis de sublfituer à la fleur de lis un ruban blanc moiré, simple ou avecboucle.
La fleur de lis d’argent exifta seule jusqu’en i83o; mais elle finit parne plus être qu’un accessoire obligé de l’uniforme de la gendarmerie.
Des décorations analogues furent créées en faveur des gardes natio-nales de plusieurs villes de France. Quoique disparues quelque tempsaprès leur création, par cela même que les décorés ne voulurent pas lesporter, nous allons les citer.
Décoration de Rouen, accordée aux volontaires royaux du départementde la Seine-Inférieure ; c’était un médaillon entouré d’une couronne de
au Moniteur par ce mot heureux : « Rien n’eh changé, il n’y a qu’un Français de plus, »ht diftribuer à la garde nationale & à ceux qui l’approchaient des rubans blancs moirés ,avec le souhait « qu’on portât ce ruban, comme la couleur des Bourbons, sur la poitrine,à gauche, en signe d’attachement. » Le 2 avril, on ajouta au ruban un lis d’argentavec une couronne, line patente fut jointe à cette décoration, dont le port était auto-risé, & qui se répandit bientôt dans l’armée & dans une partie de la nation. Parordonnance royale du 5 août 1814, on ajouta au ruban de la garde nationale un lisérébleu de la largeur de 2 millimètres.