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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
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Jusqu’aux événements de 1814 & i8i5, l’ordre de la Couronne de Fer futdonc un ordre français; mais à partir du 19 juillet 1814, une ordonnancede Louis XVIII dit que ceux de ses sujets qui ont obtenu la décoration decet ordre continueront à la porter, à la charge par eux de se pourvoir auprèsdu souverain auquel il appartient.
Or, la Lombardie étant retombée sous le joug de l’Autriche, l’ordrefondé par Napoléon devint un ordre à la disposition de la cour deVienne, à laquelle il appartient encore aujourd’hui (1).
PALMES UNIVERSITAIRES,
(1808.)
« Napoléon ne voulant pas, dit M. Thiers (2), abandonner le soin deformer la société nouvelle au clergé, qui, dans ses préjugés opiniâtres,dans son amour du passé, dans sa haine du présent, dans sa terreur del’avenir, ne pouvait que continuer chez la jeunesse les trilles passions desgénérations qui s’éteignaient, se résolut à créer un corps enseignant qui pûtélever ensemble juifs, protefiants, catholiques, pour composer avec euxune jeunesse éclairée, tolérante, aimant le pays, propre à toutes les car-rières, une enfin comme il fallait que fût la France nouvelle. »
Ce corps, organisé par Fourcroy, adminiftrateur de l’infhriéfion publique,prit le nom d "Université impériale.
L’Université impériale, inftituée par décret du 17 mars 1808, fut orga-nisée en partie sur le plan de l’ancienne Université de Turin. Le territoire
(1) Les événements qui ont rendu à l’Italie toute cette portion de son territoireoccupée naguère par l’Autriche ont-ils aussi fait subir quelque changement à l’ordrede la Couronne de fer? Nous ne saurions l’affirmer, & nous pensons que la grandemaîtrise appartient toujours à l’empereur François-Joseph.
(2) Thiers, Hiftoire du Consulat & de l’Empire. Paris, 1845-1857; 16 vol. in-8°.