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Histoire des ordres de Chevalerie et des distinctions honoritiques en France
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LÉGION DHONNEUR.

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intention, pour prouver quune croix unique ne devrait pas récompensertous les genres de mérite. En faut-il donc quintupler le nombre & inlfituerautant dordres quon aurait de séries dindividus à récompenser? Faut-ilimiter ces petits principicules de lAllemagne qui ont six mille sujets &huit ordres de Chevalerie différents? Ne vaut-il pas mieux, au contraire,que la diftinéfion donnée au nom du pays soit la même pour tous, & enfinna-t-elle pas une plus grande valeur, par cela même quelle eft unique?Sil me fallait nommer ici les nombreux écrivains, artiftes, etc., qui ont lacroix, ce journal serait insuffisant. Tous ceux qui ont un nom honorable& connu sont au moins chevaliers de lordre. Et ils peuvent & doiventêtre fiers de figurer dans un effeéiif qui comprend les noms de Michelet,J. Simon, Alex. Dumas, J. Janin, Henri Martin, Lamartine & plusieursautres illuftrations dans tous les genres.

« Quand le premier empereur créa la Légion dhonneur, il décida quetous ceux qui avaient reçu des armes dhonneur sous la Républiqueseraient de droit chevaliers de lordre. Il exifte encore quelques-uns de cespremiers titulaires.

« Les femmes et la décoration. La croix, en principe, ne se donnepas aux femmes. Ceft par exception que le souverain en a décoré quel-ques-unes. Mais les formalités imposées à tout légionnaire ne pouvant êtreremplies que par des hommes, on conçoit que les femmes décorées nepeuvent être admises au même titre dans lordre (i).

« Le second Empire a accordé la croix à plusieurs femmes, dont voiciles noms :

« 27 février i 852 . Mademoiselle Rendu (en religion sœur Rosalie),supérieure de la maison de charité des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul.

« 7 août i852. Mademoiselle Dusoullier (en religion sœur Hélène),supérieure de lhospice de Jouarre (Seine~&-Marne).

« 20 août i852. Madame Abicot de Ragis, dOison (Cher), femmedu maire de ce pays : des malfaiteurs ayant attaqué & incendié la mairiepour y voler les regiftres de létat civil, elle les contraignit seule, au péril

(1) Les femmes sont simplement décorées de la Légion dhonneur, mais elles nefont pas partie de Petfe&if & ne figurent pas aux matricules.