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Histoire des ordres de Chevalerie et des distinctions honoritiques en France
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IÔ2 HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.

de Louis XV, en 1739, le marquis de Courbon-Blénac n’avait pas, enfaveur du droit qu’il tenait de ses ancêtres, réclamé en parlement contre lasuppression de la décoration de l’Étoile, laquelle était demeurée officielle-ment la marque diftinéfive de l’éminent capitaine qui avait jusque-là portéle titre de Chevalier du Guet de Paris.

Pareilles lettres de Charles V ont accordé la même faveur ( pour eux &leurs hoirs) à Jean de Rochechouart & à Jean de Beaumont, ses chambel-lans. — Cette faveur dut être rare, car on en retrouverait plus fréquem-ment des traces dans les titres des maisons nobles.

' Quant à la Noble Maison, Charles V en avait fait un séjour de plaisanceoù il allait prendre ses esbatements.

Sous Charles VI, on voit dans le compte de l’argentier Charles Pou-part (1) que le roi a conféré l’ordre par le don du collier, qui en étaitdevenu la marque. « Un collier de l’ordre du roi (il n’y en avait pasd’autre que celui de l’Étoile) : i° au comte de Nassau & d’Assabruce (deSaarbruck); 2 0 à Pons Grognet, chevalier dudit pays, & de la compagniedudit comte. »

On a écrit, mais sans preuve, que Charles VI & ses régents ont prodiguél’ordre de l’Étoile au point d'en avoir donné six cents brevets; il n’en exifieaucun titre, ni par écrit, ni dans les familles nobles.

Quelques auteurs ont également avancé que Charles VII avait donnécet ordre, en 1458, à Gaflon de Foix, qui devait être plus tard son gendre.

L’absence de documents a-t-il pour cause l’incurie ou la disparition destitres de l’ordre ?

On chercherait vainement à reconnaître par les arts quelles ont été lesmodifications qu’a subies la forme de la décoration de l’Étoile. Lesportraits & les sculptures du temps sont muets à cet égard.

Un portrait de Charles V, de son époque, le représente sans décoration.Deux portraits de son fils, le duc d’Orléans, conservés dans le réfeéloire& dans la salle du chapitre des Céleftins, à Paris, montraient ce princeavec une décoration au côté; mais ces deux peintures avaient été réparéesplusieurs fois, & rien n’atteftait que cette décoration n’avait pas étéajoutée.

Il refte à discuter l’assertion des auteurs qui attribuent le discrédit de

(1) Compte du i er ofiobre 1399 au 14 mars 1400.