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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
ORDRE DE LA GENETTE.
(vers 735.)
Voici encore un ordre qu’il faut considérer comme purement imaginaire
Les auteurs qui en font mention en attribuent la fondation à CharlesMartel, qui aurait ainsi voulu célébrer sa viéfoire sur les Sarrasins àPoitiers, en 732, & aurait conféré l’ordre à seize chevaliers. Le créduleFavyn (1) va jusqu’à citer les noms de ceux qui furent honorés de cettediftinélion par Charles Martel :
« i° Childebrand (fils de Martin), colonel de la fanterie françoise, princede surnom d’Auftrasie, cousin germain paternel & maternel, & son beau-frère;
« 2 0 Eudes, duc d’Aquitaine, & ses deux fils aisnez qui l’avoient suivy& bravement combattu ;
« 3° Hunaud;
« 4 0 Gaïfier;
« 5° Carloman, prince d’Italie & de Thuringe, fils aisné de Martel;
« 6° Pépin le Bref, son puisné, depuis eslevé roy de France;
« 7 0 Luitprand, prince de Lombardie ;
« 8° Odilon, duc de Bavière, etc.;
« 9 0 Lanfrède, grand prince en Alemagne;
« Les autres, depuis honorez de cet ordre, ne sont nommez... »
On voit que la naïveté de la forme le dispute chez André Favyn àl’absence complète de critique & à l’aveugle & rigoureuse foi qui confti-tuent le fond de son ouvrage. Selon lui, Y ordre de la Genette fut aboli parle roi Robert, qui y subftitua l’ordre de l’Étoile. Selon d’autres, la Genettedura jusqu’au temps de Louis IX.
Le collier de cet ordre était d’or à trois chaînes entrelacées de roses
(1) Favyn, Théâtre d'honneur & de chevalerie. Paris, 1620; 2 vol. in-4 0 .