atiialië.
C24
Aux petits des oiseaux il donne leur pâture,
Et sa bonté s’étend sur toute la natnre.
Tous les }ours je l’invoque ; et d’un soin paternelIl me nourrit des dons offerts sur son autel.
ATIIALIE.
Quel prodige nouveau me trouble et m’embarrasse!La douceur de sa voix, son enfance, sa grâce,Font insensiblement à mon inimitiéSuccéder... Je serais sensible à la pitié!
ADNER.
Madame, voilà donc cet ennemi terrible ?
De vos songes menteurs l’imposture est visible ;
A moins que la pitié, qui semble vous troubler,
Ne soit ce coup fatal qui vous faisait trembler.
ATIIALIE , à Joas et à Josabet.
Vous sortez ?
JOSABET.
Vous avez entendu sa fortune :
Sa présence à la fin pourrait être importune.
ATUALIE.
Non : revenez. Quel est tous les jours votre emploi?
JOAS.
J’adore le Seigneur ; on m’explique sa loi ;
Dans son livre divin on m’apprend à la lire;
El déjà de ma main je commence à l’écrire.
ATIIALIE.
Que vous dit cette loi ?
JOAS.
Que Dieu veut Être aimé ;
Qu’il venge tôt ou tard son saint nom blasphémé ;
Qu’il est le défenseur de l’orphelin timide;
Qu’il résiste au superbe, et punit l’iiomicide.
ATUALIE.
J’entends. Mais tout ce peuple enfermé dans ce lieu,
A quoi s’occupe-t-il ?
JOAS.
11 loue, il liénit Dieu.
ATIIALIE.
Dieu veut-il qu’à toute heure on prie, on le contemple?
JOAS.
Tdut profane exercice est banni de son temple.