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ESTllER.
ASAPII.
Seigneur, le traître est expiré,
Par le peuple en fureur à moitié déchiré.
On traîne, on va donner en spectacle funesteDe son corps tout sanglant le misérable reste.
niAitnocHÉE.
Roi, qu’à jamais le ciel prenne soin de vos jours !
Le péril des Juifs presse, et veut un prompt secours.
ASSUÉRUS.
Oui, je t’entends. Allons par des ordres contrairesRévoquer d’un méchant les ordres sanguinaires.
ESTHER.
O Dieu, par quelle route inconnue aux mortelsTa sagesse conduit ses desseins éternels 1
SCÈNE IX.
LE CHŒUR.
TOUT LE CUOEUR.
Dieu fait triompher l’innocence,
Chantons, célébrons sa puissance.
UNE ISRAÉLITE.
Il a vu contre nous les méchants s’assembler,
Et notre sang prêt à couler ;
Comme l’eau sur la terre ils allaient le répandre :
Du haut du ciel sa voix s’est fait entendre;L’homme superbe est renversé,
Ses propres flèches l’ont percé.
UNE AUTRE.
J ai vu l’impie adoré sur la terre;
Pareil au cèdre, il cachait daus les cieuxSon front audacieux;
11 semblait à son gré gouverner le tonnerre,
Foulait aux pieds ses ennemis vaincus :
Je n’ai fait que passer, il n’était déjà plus.
UNE AUTRE.
On peut des plus grauds rois surprendre la justice :Incapables de tromper,
Ils ont peine à s’échapperDes pièges de l’artifice.